Grandidier, Philippe André
Essais historiques et topographiques sur l'église cathédrale de Strasbourg — Paris, 1782 [Cicognara, 4023-1]

Page: 281
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de Strasbourg , Livre II. 281

—rrsra-

CHAPITRE SEPTIEME.

Orgues de la Cathédrale.

Lies orgues ont toujours occupé le même
emplacement qu’elles y ont encore, au com-
mencement de la nef du côté de l'évangile.
Elles forment, fuivant les réglés de l’archi-
teûure gothique, une efpece de tribune
élevée de quarante-quatre pieds au-deffus
du pavé de l’églife. Elle eft longue de dix-
neuf pieds neuf pouces de roi , & le po-
sitif s’avance dans l’églife jufqu’à onze pieds
lix pouces. Elle eft foutenue par fix gfoffes
poûtres de chêne, dont chacune eft attachée
au mur par des crampons de fer tranfver-
faux. Pour parvenir à cette tribune , il faut,
du bas du collatéral feptentrional, à environ
douze toifes du grand - portail, monter un
efcalier de cent fept degrés, puis en redef-
cendre un autre de trente-quatre , d’oii une ga-
lerie extérieure conduit aux orgues. Au bas
qui donne dans la nef, on voit en grandeur
humaine la ftatue de Samfon monté fur un
lion , dont il ouvre la gueule. Aux deux côtés
font deux hommes, chacun haut de cinq pieds.
L’un tient une trompette : l’autre, dont l’ha-
billement eft celui des Meifter-Sœngers (a ) on

(a) Les Mcifier-Sangers , ou maîtres chanteurs , qui for-
cent autrefois dans Strasbourg une fociété établie dès l’an
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