Gsell, Stéphane
Les monuments antiques de l'Algérie (Band 1) — Paris, 1901

Page: 155
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CHAPITRE V

ARCS DE TRIOMPHE. PORTES MONUMENTALES

L'Afrique septentrionale est la partie de l'Empire romain
où il y a le plus grand nombre de ces monuments qu'on
appelle en général arcs de triomphe. Ils pourraient être classés
en deux séries : ceux qui faisaient partie d'une enceinte (mur
de ville, clôture de temple ou de place), dont ils constituaient
l'entrée ; ceux qui se dressaient isolés sur des places ou sur des
voies. Quelques archéologues voudraient réserver à ces derniers
l'appellation d'arc de triomphe, et donner aux autres le nom de
porte monumentale. Mais les anciens ne paraissent pas avoir
fait cette distinction d'une manière rigoureuse. La porte de
Caracalla, élevée à l'entrée du forum de Cuicul, se soudait
sans doute, de chaque côté, à d'autres constructions ;
cependant, l'inscription encore en place sur l'attique la qua-
lifie iVarcus triiimphalis. D'ailleurs, au point de vue architec-
tural, il n'y a pas de différence essentielle entre les arcs iso-
lés et les autres : si, dans ceux-ci, la partie postérieure était
quelquefois moins ornée, si quelques moulures de retour man-
quaient sur les lianes, les façades de ces deux catégories de
monuments étaient conçues d'après les mômes principes. Nous
ne les séparerons donc pas dans notre étude.
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