Karl Philipp <Pfalz, Kurfürst> ; Georg <I., Großbritannien, König> [Hrsg.]
Copia Litterarum Ad Regem Magnae Britanniae A Serenissimo Electore Palatino Transmissarum: Sub dato Schvvezingae XXII. Maij MDCCXX. — Heidelberg, [1720] [VD18 14265060]

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§§£t)i(ig sub N. 8.
Cop ie de la lettre écritte â Motis, le Baron de
Hundtheim par Mons. de Haldane en date Weinheim
le zi, May 1720»
Monfieur
COmme toutes messollicitations pour obtenir satisfaCtion del’in-
suite qui m’a été faitte n’ont pas seulement été inutiles -, Mais
qu’il m’en arrive tous les Jours de nouvelles, qui offenseplus directe*
ment la Dignité du Roy ; Je manquerais â ce que je dois a Sa Majesté
au CaraCtére que je porte , si je m’exposois plus long tems â un
traitement si extraordinaire, Je suis persuadé que si Son. A: Electora-
le avoir été düement informée du fait Elle en aurait tout autrement
agie,iln’a pas tenu â Moy qu’ Elle ne l’a été. Vous Savez Monsieur,
que le jour après que mes gens furent attaqués je me rendis à la Cour
pour en informer Son. A: Electorale , & vous Savez aussi que l’Au-
dience m’a été refusée: Le meme Soir J’y fus encore, mais voyant,
qu’Elle m’évita, d’une maniéré que tout le monde s’en aperçût, & en
fut étonné ; J’ai pris le parti de n’y plus retourner.
Il serait trop long de recapituler tout ce qui s’est passé depuis ;
Les diverses voyes dont on s’ell servi pour dégoûter les Ministres des
puissances Protestantes, & les ordres publics, qui ont été donnés pour
empecher qu’ils ne fussent a portée de la Cour, depuis que Son. A:
Electorale se trouve à Sch^etzing. Quelques étranges qu’etoient ces
procedures, Je les aurois disiimulé, & tout ce quiregardoit ma per-
sonne, pourvu que J’eulse pu obtenir la réparation düe â Sa Majelté,
Mais J’etois étonné au dernier point d’aprendre a mon retour de
Strasbourg que les Etudians, convaincus suffisamment d’avoir formé
ledelsein d’assassiner mes Domeltiques, etoient absous, &. que leur
Détention pendant le tems de leur prétendue examination, etoitajugê
par Son A: Electorale, une punition suffisante de leur crime. Je fis en-
core une derniere representation de la part du Roy* Je l’ay montré
à vous Monsieur, & Je l’ay donné par écrit a Monsieur le Chance»
lier-, Mais au lieu de i’eftet, que je devois esperer d’une Declaration
aussi interressante, Elle n’a Servie qu’à m’atirer un affront plus Sen-
sible que les precedents. La Resolution a été prise de ne me plus trai-
ter en qualité de Ministre du Roy, & débitée avec affectation ; & lors-
que Je fis demander le carosse pour aller â Schwetzing m’informer de
E 3 la
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