Universitätsbibliothek HeidelbergUniversitätsbibliothek Heidelberg
Metadaten

Lepautre, Antoine
Les Oeuvres D'Architectvre D'Anthoine Le Pavtre — Paris, 1652 [Cicognara, 604]

DOI Page / Citation link:
https://doi.org/10.11588/diglit.1637#0027
Overview
Facsimile
0.5
1 cm
facsimile
Scroll
OCR fulltext
DISCOURS TROISIEME

LE troisicme Bastiment est supposc sur une place régulière entre deux
murs mitoyens, ayant prés de dix-huit toises de large sur une longueur
indéterminée, & dont l'Architecte prend quarante toises de profondeur
pour en faire la dislriburion, laissanr le reste au jardin. Certe maison con-
tient cinq planches qui sont le plan de retz de chaussée , ecluy du premier
étage, une élévation du fonds de la cour avec le profil des ailes, le profil sur
la longueur, & la face qui regarde le parterre.
La proportion de l'étendue du bastiment cst à peu prés deux fois & demi
de sa largeur; il y a deux corps de logis, mais celuy de derrière a plus de pro-
fondeur & d'exhaussement que celuy de devant qui n'a que le premier étage
sans greniers dans le comble. La porre principale qui a huit pieds de large
n'est pas à sseur du mur de face, mais dans un enfoncement de douze pieds
de large sur sept de profondeur, comme il a esté pratiqué fort à propos à
l'hostel d'Aumont rue de Ioùy . ce qui fait la différence de la porte d'un
Palais d'avec celle d'une maison particulière & principalement lots qu'on
n'a pas de rué en face , il n'y a point de pièce considerable sur le devant
mais seulement une écurie pour vingt chevaux , une remise pour plusieurs
carottes & une petite cour à codé de l'écurie pour les fumiers. L'allée est
voûtée en berceau avec deux lunettes de chaque costé, la cour qui a prés de
dix toises de quaré seroit petite , si elle n'estoit augmentée par un renfonce-
ment de deux portions de cés^le & par les portiques qui régnent dans trois
codez > & de plus le bastiment n'estant pas fort élevé sur le devanr & sur les
aîles, cela le rend suportable. Les portiques forment une belle simetrie, &
communiquent dans le bas les deux corps de logis lesquels, au dessus se joi-
gnent par des terrasses & la gallerie, ils sont fort à propos dans cette occasion
n'ostant point le jour à quelque pieeequi seroit derrière; l'incommodité du
peu de lumière que donnent ces Porriques fait qu'on ne les met pas en usage
si souvent en France qu'en Italie : lors que l'aparrement est simplc & qu'il
tire du jour de l'autre collé , on les peut mettre en œuvre s'ils ont assez de
profondeur pour mertre un carotte à l'abry de la pluye & que le liège du co-
cher soir à couvert II faut que la cour soit grande & qu'ils ayenr de l'exhaus-
sement sans entresolle , car autrement l'apartcment qui leur est adosse n'au-
roit point de jour , & il est consiant que ceux de la Place royalepourn'estre
pas assez hauts n'éclairent pas assez les logements du retz de chaussée sur le
devant quoy qu'ils soient exposez dans un grand air, cependant à Boulogne
à Padouë & plusieurs autres Villes d'Italie ■ presque dans toures les rues
il y a des portiques des deux collez & on préfère la commodité d'aller à
couvert & à l'ombre, à l'incommodité de n'avoir pas assez de jour dans le bas
étage , où il n'y a que des écuries & des remises patticulieremenr sur le de-
C
Ce Cayer sa met entre les Planches 17. Se 1S.
 
Annotationen