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au dehors distingue un Palais de la maison d'un particulier qui en a
deux ou trois. C'est l'utage de Florence, de Gennes, & presque par
toute l'Italie ; toute fois à Venise il y en a peu d'un seul ordre, & beau-
coupdc plusieurs, comme la place (aint Marc du costè de la Monnoye,
le Palais Grimanni, & plusieurs autres, Tant d'exemples de l'une & de
l'autre manière divisent l'opinion des Architectes ; cependant pour les
dehors un grand ordre est plus agréable que plusieurs, ce qui fait voir
que les raisons vray-semblablement naturelles ne detruisent pas une
nouvauté lors quelle n'est point extravagante.
Il faut remarquer que suries faces qui regardentle parterre les colon-
nes qui sont sur la mesme ligne des pilaslres regissent l'entablement sans
faire rerour ; il est evidenr que l'entablement porte en dedans des pi-
lastres, comme on le voit parle profilou la frise est perpendiculaire
sur la colonne. Les six manières differenres de resoudre cette difficulté
sont si clairemenr expliquées & prouvées par les exemples A ntiques.dans
le livie du sieur des Goderz , qu'on a jugé inutile de les raporter icy. La
hauteur du grand Portique s'élevant au dessus de l'ordre fait paroistre
un Attique avec pilastres & boss'ages, & huit fenestres qui éclairent la
voûte du plain Cintre, elle est de maçonnerie sans charpenre au deslus,
& après des retraires en forme de degrez ou sieges comme ceux du Pan-
théon , il y a une grande terrasse avec des dales de pierre à joints recou-
verts dont le profil de l'appuy est comme celuy du siege de marbre qui
est au pied du mur de face du PalaisFarnese; ce profil ressemble à un ba-
lustrc continu. Deux vestibules ronds au dessus des deux paliers enrre
les rampes des grands escaliers sont couverts en dômes sans charpente
encore à joints recouverts de ces voûtes dont les reins sont plus foibles
que le milieu qui seroit d'une grande épaisseur font croire que s'il y
avoir plus d'espace enrre la convexité Se la concavité que la charpente
en a esté omise comme cy-dessus.
Il faut remarquer que dans rout ce plan on ne voit nul égoût pour
les eaux, quoy que la plus grande parrie de cet édifice soit couverr en
plate-forme ; on y a oublié les deseentes d'eaux qui doivent estre dans
des puisars pris dans le massîf, & lors qu'on y peut faire un escalier de
fer aurour du tuyau de deseente c'est le meilleur, afin de l'éloigner de
la massonneric, car lors qu'ils touchent au mur il vaut mieux les faire
de poterie avec du mastic qu'avec du plomb , parce qu'il est sujet à Ce
pourrir lors qu'il est enferme. Il ne faut pas croire que les gargouilles
delà grande cimaise qui règne au pourtour soient suffisanres, &c elles
ne sont que pour la corniche seule d'après le socle du piedestail de la
balustrade.
Les quatre petitesPlanches qui suivenr sont des paneaux d'ornement
du mesme Authcur, que les deux plafonds qui sont après le premier
édifice.
au dehors distingue un Palais de la maison d'un particulier qui en a
deux ou trois. C'est l'utage de Florence, de Gennes, & presque par
toute l'Italie ; toute fois à Venise il y en a peu d'un seul ordre, & beau-
coupdc plusieurs, comme la place (aint Marc du costè de la Monnoye,
le Palais Grimanni, & plusieurs autres, Tant d'exemples de l'une & de
l'autre manière divisent l'opinion des Architectes ; cependant pour les
dehors un grand ordre est plus agréable que plusieurs, ce qui fait voir
que les raisons vray-semblablement naturelles ne detruisent pas une
nouvauté lors quelle n'est point extravagante.
Il faut remarquer que suries faces qui regardentle parterre les colon-
nes qui sont sur la mesme ligne des pilaslres regissent l'entablement sans
faire rerour ; il est evidenr que l'entablement porte en dedans des pi-
lastres, comme on le voit parle profilou la frise est perpendiculaire
sur la colonne. Les six manières differenres de resoudre cette difficulté
sont si clairemenr expliquées & prouvées par les exemples A ntiques.dans
le livie du sieur des Goderz , qu'on a jugé inutile de les raporter icy. La
hauteur du grand Portique s'élevant au dessus de l'ordre fait paroistre
un Attique avec pilastres & boss'ages, & huit fenestres qui éclairent la
voûte du plain Cintre, elle est de maçonnerie sans charpenre au deslus,
& après des retraires en forme de degrez ou sieges comme ceux du Pan-
théon , il y a une grande terrasse avec des dales de pierre à joints recou-
verts dont le profil de l'appuy est comme celuy du siege de marbre qui
est au pied du mur de face du PalaisFarnese; ce profil ressemble à un ba-
lustrc continu. Deux vestibules ronds au dessus des deux paliers enrre
les rampes des grands escaliers sont couverts en dômes sans charpente
encore à joints recouverts de ces voûtes dont les reins sont plus foibles
que le milieu qui seroit d'une grande épaisseur font croire que s'il y
avoir plus d'espace enrre la convexité Se la concavité que la charpente
en a esté omise comme cy-dessus.
Il faut remarquer que dans rout ce plan on ne voit nul égoût pour
les eaux, quoy que la plus grande parrie de cet édifice soit couverr en
plate-forme ; on y a oublié les deseentes d'eaux qui doivent estre dans
des puisars pris dans le massîf, & lors qu'on y peut faire un escalier de
fer aurour du tuyau de deseente c'est le meilleur, afin de l'éloigner de
la massonneric, car lors qu'ils touchent au mur il vaut mieux les faire
de poterie avec du mastic qu'avec du plomb , parce qu'il est sujet à Ce
pourrir lors qu'il est enferme. Il ne faut pas croire que les gargouilles
delà grande cimaise qui règne au pourtour soient suffisanres, &c elles
ne sont que pour la corniche seule d'après le socle du piedestail de la
balustrade.
Les quatre petitesPlanches qui suivenr sont des paneaux d'ornement
du mesme Authcur, que les deux plafonds qui sont après le premier
édifice.



