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28

LE SÉRAPÉUM DE VIE M PUIS.

IX.

XXVIe DYNASTIE.

CINQ APIS.

Apis I (37), né l'an 26 de Tahraka;

intronisé le 9 de Pharmouthi;

mort l'an 20, le 20 de Mésori, de Psam-

métichus I ;

enseveli l'an 21, le 25 de Paophi.
Apis II (38), mort l'an 52 de Psammétichus I;
Apis III (39), né l'an 53, le 19 de Méchir, de Psammé-
tichus I;

intronisé l'an 54, le 12 d'Hathyr;

mort l'an 16, le 6 de Paophi, de Néehao;

enseveli l'an 16, le 16 de Choïac ;

âgé de 16 ans, 7 mois et 17 jours.

Apis IV (40), né l'an 16, le 7 de Paophi, de Néehao ;

intronisé l'an 1, le 9 d'Épiphi, de Psam-
métichus II ;

mort l'an 12, le 12 de Pharmouthi,

d'Ouaphrôs;

enseveli l'an 12, le 21 de Payni ;

âgé de 17 ans, 6 mois et 5 jours.
Apis V (M), né l'an 5, le 7 deïhoth, d'Amasis ;

intronisé l'an 5, le 18 de Payni;

mort l'an 23, le 6 de Phaménoth;

enseveli l'an 23, le 15 de Pachons;

âgé de 18 ans, 6 mois.

Apis I. Quand l'enlèvement des collines de sable qui s'élevaient au-dessus de l'entrée du
Sérapéum eût permis de pénétrer dans les petits souterrains, je remarquai que la chambre située
à l'extrémité de cette partie de la tombe d'Apis avait conservé presque intact le mur bâti selon
l'usage en avant de la sépulture divine. Une seule pierre enlevée avait donné passage aux
anciens envahisseurs du monument1.

Au centre du mur était encastrée une stèle2 de bon style, ornée d'inscriptions remar-
quables par les dates et les cartouches nombreux qu'elles renferment. C'est ici que, pour
la première fois, la tombe d'Apis nous met entre les mains un genre de monuments dont
l'importance n'échappera tout à l'heure à personne : je veux parler des épitaphes destinées
à accompagner les momies des Apis à côté desquels elles étaient officiellement déposées.

Notre épitaphe est divisée en deux registres. Au premier registre, un roi fait une libation
et l'offrande du feu devant Apis. Le dieu, dont la figure a subi l'injure du martelage, est
recouvert de ses ornements sacrés. Au-dessus de sa tête on lit l'inscription : Apis vivant,
(qui est) Osiris résidant dans t'Amenti. Sans nous arrêter à ce titre qui, une fois de plus,
donne raison à l'opinion par laquelle Apis est regardé comme une incarnation d'Osiris, je
ferai remarquer que le martelage dont on a flétri la face du dieu s'est étendu aux signes qui
servent à écrire le nom propre. Or, cette vengeance ne s'est exercée que sur celles des
inscriptions qui ont été trouvées en place, et elle a épargné toutes les stèles que j'ai recueil-
lies sur le sol où on les avait jetées en démolissant les murs qui donnèrent entrée dans les
chambres sépulcrales. Il ne faut donc pas attribuer aux Arabes la destruction des souterrains
du Sérapéum. C'est à une époque où le secret de l'écriture hiéroglyphique n'était pas encore
perdu, et conséquemment sous les Égyptiens, que cette destruction eut lieu. La remarque
précédente nous apprend même qu'une fois l'anéantissement de la tombe résolu, on courut au
plus pressé, et que le dernier outrage dont nous avons constaté la trace sur la figure et le
nom hiéroglyphique de notre épitaphe fut infligé au dieu après que la momie sacrée eut été
mise en pièces.

1. Voyez le dessin de l'un de ces murs dans le Bulletin archéologique 2. PI. 36.
de l'Athènèum français, lre année, p. 48.
 
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