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Marignan, A.
Les fresques des églises de Reichenau — Studien zur deutschen Kunstgeschichte, Heft 169: Strasbourg: Heitz, 1914

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https://doi.org/10.11588/diglit.45630#0013
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PRÉFACE.

Ce n’est pas une histoire de l’art allemand que nous avons
l’intention d’écrire en ce moment, mais une simple étude, cri-
tique, sur un certain nombre de monuments qui méritent à
notre avis, de nouvelles recherches. Certains historiens de
l'art avaient daté sur la foi des chroniques, il y a déjà de
longues années, des œuvres importantes que possédaient les
cités germaniques, et les nouveaux archéologues ont accepté
sans les soumettre à une nouvelle analyse cette datation trop
reculée. De là des erreurs graves, de là aussi l’impossibilité
d’écrire la marche progressive de l’art allemand. De là enfin
la nécessité de soumettre ces œuvres à un nouvel examen, à
une analyse plus détaillée et moins sommaire.
On pourrait se demander: pourquoi ces œuvres ont-elles été
si mal datées? La faute en est, à ce qu’en Allemagne les
monuments français étaient très peu connus, et partant il était
difficile de se rendre compte des influences étrangères. Ces
historiens répétaient les erreurs graves qui rendaient bien
difficiles une juste appréciation de l’art allemand. Il était même
difficile dans les années 1883-1886 aux jeunes historiens de
l’art allemand d’acquérir une connaissance approfondie des
monuments romans et de l’art gothique. C’est la cause de
confusions sans nombre, car, comme nous le verrons, l’art
germanique s’est développé presque toujours sous des influences
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M.
 
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