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Marignan, A.
Les fresques des églises de Reichenau — Studien zur deutschen Kunstgeschichte, Heft 169: Strasbourg: Heitz, 1914

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https://doi.org/10.11588/diglit.45630#0021
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INTRODUCTION.

Les villes situées sur les bords du Rhin, celles surtout
qui avaient subi depuis des siècles la civilisation romaine, un
moment détruite par le flot toujours croissant des hordes ger-
maniques, se relèvent peu à peu de leur ruine, grâce à l’é-
nergie des maires du palais des derniers rois mérovingiens.
Certes les progrès sont lents, le degré de civilisation des peu-
plades encore inférieur, mais des églises, des monastères,
centres de culture et foyers continus d’évangélisation, naissent
dans ces cités qui ne sont déjà plus que de grands villages.
Cologne, Trêves, Metz, Mayence, Verdun, Toul etc., en comp-
tent un certain nombre.
Basiliques, oratoires vénérés, chapelles où sont placées
des reliques de saints étrangers, monastères donnent dès lors
à la ville une physionomie religieuse qu’elle gardera à travers
le Moyen-âge. Mais ce n’est pas en un ou deux siècles qu’on
peut refréner les instincts de ce peuple jeune, la rudesse de
ces Germains encore incultes, sans cesse en lutte avec des
voisins turbulents, établis aux frontières.
Que de points noirs à l’horizon! En Austrasie T g lise
n’était pas solidement établie, l’état des paroisses était pré-
caire, car elles ne possédaient que des propriétés incertaines,
souvent confisquées par des laïques, amis du pouvoir. Bien »
 
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