LES
HYPOGÉES ROYAUX DE THÈBES'
Les tombes royales de Thèbes ont été visitées et étudiées,
depuis le commencement du siècle, par la plupart des savants
qui se sont occupés d'Égyptologie. Les membres de la
Commission française, Belzoni, Champollion, Rosellini,
Nestor Lhôte, Lepsius, Naville, y avaient passé de longues
heures et y avaient recueilli, Champollion surtout, beaucoup
de matériaux précieux : aucune d'elles n'avait été copiée et
publiée en entier. Je n'ai pas à insister sur le déplorable
système de glanage qu'ont pratiqué, jusqu'à ce jour, les
Égyptologues que leur bonne fortune conduisait en Egypte.
Ils ont relevé les inscriptions qui les intéressaient, sans s'in-
quiéter le plus souvent de reproduire les textes qui les entou-
raient, ni les figures dont elles étaient accompagnées : à plus
forte raison se sont-ils préoccupés rarement de reproduire
un monument entier. Ils ont réussi de la sorteà rendre presque
incompréhensibles beaucoup des fragments qu'ils donnaient,
et à faire de l'archéologie égyptienne une étude presque
impossible à pratiquer ailleurs que sur le terrain. Mariette
et Dùmichen avaient réagi contre cette coutume déplorable
des Excerpta Hieroglyphica, le premier dans ses monogra-
phies d'Abydos, de Dendérah, de Déir-el-Bahari, où les par-
1. Extrait de la Reçue de l'Histoire des Religions, 1888, t. xyit,
p. 251-310, et t. xvm, p. 1-07.
t. n 1
HYPOGÉES ROYAUX DE THÈBES'
Les tombes royales de Thèbes ont été visitées et étudiées,
depuis le commencement du siècle, par la plupart des savants
qui se sont occupés d'Égyptologie. Les membres de la
Commission française, Belzoni, Champollion, Rosellini,
Nestor Lhôte, Lepsius, Naville, y avaient passé de longues
heures et y avaient recueilli, Champollion surtout, beaucoup
de matériaux précieux : aucune d'elles n'avait été copiée et
publiée en entier. Je n'ai pas à insister sur le déplorable
système de glanage qu'ont pratiqué, jusqu'à ce jour, les
Égyptologues que leur bonne fortune conduisait en Egypte.
Ils ont relevé les inscriptions qui les intéressaient, sans s'in-
quiéter le plus souvent de reproduire les textes qui les entou-
raient, ni les figures dont elles étaient accompagnées : à plus
forte raison se sont-ils préoccupés rarement de reproduire
un monument entier. Ils ont réussi de la sorteà rendre presque
incompréhensibles beaucoup des fragments qu'ils donnaient,
et à faire de l'archéologie égyptienne une étude presque
impossible à pratiquer ailleurs que sur le terrain. Mariette
et Dùmichen avaient réagi contre cette coutume déplorable
des Excerpta Hieroglyphica, le premier dans ses monogra-
phies d'Abydos, de Dendérah, de Déir-el-Bahari, où les par-
1. Extrait de la Reçue de l'Histoire des Religions, 1888, t. xyit,
p. 251-310, et t. xvm, p. 1-07.
t. n 1



