SUR L'ENNÉADE
A PROPOS DE DEUX OUVRAGES RÉCENTS
DE MM. WIEDEMANN ET STRAUSS-TORNEY1
La Religion de M. Wiedemann ' diffère de ses précédents ou-
vrages en ce qu'elle est fort sobre d'indications bibliographiques et
ne contient que peu de renvois aux monuments originaux. Cette
parcimonie lui a sans doute été imposée par son éditeur, qui paraît
vouloir faire une collection de Manuels à ]'usage du grand public,
plutôt qu'une bibliothèque de traités spéciaux à l'usage des savants.
Je la déplore pour ma part, car M. Wiedemann est un des rares
Égyptologues qui connaissent à fond l'histoire de notre science, et,
s'il avait été laissé à lui-même, sa Religion der alten JEgyptér
nous aurait donné dans les notes une véritable bibliographie des
œuvres déjà écrites sur le même sujet, à laquelle on n'aurait pas
probablement trouvé grand'chose à ajouter.
Ce que j'apprécie avant tout dans son nouveau traité, c'est qu'il
n'a aucune prétention à la métaphysique, et qu'il se borne à re-
cueillir les faits mythologiques sans y prétendre découvrir des doc-
trines d'une sublimité ou d'une complication invraisemblables.
Après une courte introduction, où il expose en quelques mots la
géographie religieuse de l'Egypte, il aborde sans phrases l'étude
des principaux groupes de divinités que les monuments nous ont
1. Extrait de la Revue Critique, 1890, t. il, p. 437-439.
2. A. Wiedemann, Die Religion der alten JEgypter (Darstellungen
aus dem Gebiete der nichtehristliehen Religionsgeschichte, III Band).
Munster in Westphalen, 1890, in-8", 176 p. — Prix : 3 fr. 50.
T. H 22
A PROPOS DE DEUX OUVRAGES RÉCENTS
DE MM. WIEDEMANN ET STRAUSS-TORNEY1
La Religion de M. Wiedemann ' diffère de ses précédents ou-
vrages en ce qu'elle est fort sobre d'indications bibliographiques et
ne contient que peu de renvois aux monuments originaux. Cette
parcimonie lui a sans doute été imposée par son éditeur, qui paraît
vouloir faire une collection de Manuels à ]'usage du grand public,
plutôt qu'une bibliothèque de traités spéciaux à l'usage des savants.
Je la déplore pour ma part, car M. Wiedemann est un des rares
Égyptologues qui connaissent à fond l'histoire de notre science, et,
s'il avait été laissé à lui-même, sa Religion der alten JEgyptér
nous aurait donné dans les notes une véritable bibliographie des
œuvres déjà écrites sur le même sujet, à laquelle on n'aurait pas
probablement trouvé grand'chose à ajouter.
Ce que j'apprécie avant tout dans son nouveau traité, c'est qu'il
n'a aucune prétention à la métaphysique, et qu'il se borne à re-
cueillir les faits mythologiques sans y prétendre découvrir des doc-
trines d'une sublimité ou d'une complication invraisemblables.
Après une courte introduction, où il expose en quelques mots la
géographie religieuse de l'Egypte, il aborde sans phrases l'étude
des principaux groupes de divinités que les monuments nous ont
1. Extrait de la Revue Critique, 1890, t. il, p. 437-439.
2. A. Wiedemann, Die Religion der alten JEgypter (Darstellungen
aus dem Gebiete der nichtehristliehen Religionsgeschichte, III Band).
Munster in Westphalen, 1890, in-8", 176 p. — Prix : 3 fr. 50.
T. H 22



