334 de quelques termes d'architecture égyptienne
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« Sa Majesté dit au médecin en chef Sokhit-ni-onkhou :
« Vigueur à ton nez1, toi dont les dieux aiment les marches
vers l'Occident, et grande vieillesse comme à un féal2. »
j'adore le grand roi et je prie tout dieu3 pour Sâhourî, car lui
1.
Fensou est une orthographe fréquente du mot
à l'époque des Pyramides. Le mot-à-mot de la phrase nous donnerait :
« Vigueur de ce nez » où P \ Sonbou est substantif comme le prouve
la reprise ( ^™ dans le second membre : ^ ce, ici, comme
dans beaucoup d'autres phrases analogues, est une manière emphatique
et légèrement dédaigneuse de désigner l'inférieur à qui l'on parle. Le
tout est une formule du genre de celles par lesquelles on salue un vivant
ou un mort en lui souhaitant « le vent frais du Nord » ou « l'air pour
son nez ».
2. (j Jfp ^> marque l'état de l'homme qui, de sa propre volonté
et librement, s'est voué à un autre homme ou à un dieu, reconnaît son
autorité, et lui appartient tout entier. Le vivant est amakhou khèr
souten, féal sous le roi ; le mort est féal sous le dieu qu'il s'est choisi
parmi les dieux des morts, soies Osiris, si c'est à Osiris qu'il s'est voué;
sous Sokaris si c'est à Sokaiïs; sous Khontamentit si c'est à Khont-
amentit. Le mot
J~p ^Ss ^> amakhou nous reporte donc à un état de
société identique à celui où nous ramènent les mots
n
r semirou, anu
et ^> les gens qui portent le collier, d'un particulier, d'un
roi, d'un dieu, et reçoivent certains privilèges en retour des obligations
qu'ils contractent envers lui. Au temps des Pyramides, ces termes avaient
déjà perdu leur force première, et n'étaient plus que des épithètes hono-
rifiques, ou l'indice d'un rang déterminé dans la maison d'un particulier,
d'un roi, ou d'un dieu.
3. Cette phrase et celle qu'on lit à la ligne 5 nous donnent l'origine
de la locution
qui a fini par signifier simplement remercier, co
plimentër quelqu'un. Le
>lç solennel, si souvent représenté sur les
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« Sa Majesté dit au médecin en chef Sokhit-ni-onkhou :
« Vigueur à ton nez1, toi dont les dieux aiment les marches
vers l'Occident, et grande vieillesse comme à un féal2. »
j'adore le grand roi et je prie tout dieu3 pour Sâhourî, car lui
1.
Fensou est une orthographe fréquente du mot
à l'époque des Pyramides. Le mot-à-mot de la phrase nous donnerait :
« Vigueur de ce nez » où P \ Sonbou est substantif comme le prouve
la reprise ( ^™ dans le second membre : ^ ce, ici, comme
dans beaucoup d'autres phrases analogues, est une manière emphatique
et légèrement dédaigneuse de désigner l'inférieur à qui l'on parle. Le
tout est une formule du genre de celles par lesquelles on salue un vivant
ou un mort en lui souhaitant « le vent frais du Nord » ou « l'air pour
son nez ».
2. (j Jfp ^> marque l'état de l'homme qui, de sa propre volonté
et librement, s'est voué à un autre homme ou à un dieu, reconnaît son
autorité, et lui appartient tout entier. Le vivant est amakhou khèr
souten, féal sous le roi ; le mort est féal sous le dieu qu'il s'est choisi
parmi les dieux des morts, soies Osiris, si c'est à Osiris qu'il s'est voué;
sous Sokaris si c'est à Sokaiïs; sous Khontamentit si c'est à Khont-
amentit. Le mot
J~p ^Ss ^> amakhou nous reporte donc à un état de
société identique à celui où nous ramènent les mots
n
r semirou, anu
et ^> les gens qui portent le collier, d'un particulier, d'un
roi, d'un dieu, et reçoivent certains privilèges en retour des obligations
qu'ils contractent envers lui. Au temps des Pyramides, ces termes avaient
déjà perdu leur force première, et n'étaient plus que des épithètes hono-
rifiques, ou l'indice d'un rang déterminé dans la maison d'un particulier,
d'un roi, ou d'un dieu.
3. Cette phrase et celle qu'on lit à la ligne 5 nous donnent l'origine
de la locution
qui a fini par signifier simplement remercier, co
plimentër quelqu'un. Le
>lç solennel, si souvent représenté sur les



