x7s L’ANTIQUITE’ EXPLIQUEE, &c. Liv. I.
11. Les deux autres faces de la pierre ont un OsiriS, que nous verrons
souvent répété, & une espece de pilier surmonté d un globe , qui se trou-
ve encore ailleurs & semble entrer dans la religion des Egyptiens , mais
nous n’en connoiisons certainement ni le nom , ni 1 usàge. Il y a appa-
rence que ce pilier marque 1’accroiiTement du Nil. Il y a sur le haut qua-
tre lignes également Aillantes, si les lignes continuoient dêtre marquées
jusqu’au bas, la colonne en contiendroit seize : je lai mesuré. Cela semble
se rapporter au nombre de seize pieds d’accroiisement qu’a le Nil aux bon-
nes années. La conjecture me paroit solidej je ne sai ii quelqu’un l’a ap-
p L> portée avant moi.
CVII. III. Les 1 trois slatues Coloilales d’Iiîs ont été déterrées depuis peu à Rome
I dans la vigne Veroipi : 2 l’ornement de tête & l’habit des deux premières
z se peuvent remarquer à l’oeil, & ne se trouvent pas ordinairement sur les Isis.
Il y a sur ces statues des Hiéroglyphes que nous representons. La 5 troisié-
me , qui eil· un peu caisée par le bas , eil· plus iinguliere par sa coëffure, donc
le haut reisemble à un boisseau : le relie de l’ornement qui delcend jus-
ques sur les bras, & qui la couvre par devant jusqu’aux mamelles , s’en-
tendra mieux d’un coup d’œil que par une deseription.
4 IV. L’Isis tirée du cabinet de 4 M. Rigord de Marseille habile anti-
quaire , eil remarquable par la grande cruche quelle a sur la tête : cette cru-
che marque l’eau du Nil, d’où les Egyptiens tiroient tous leurs biens & toute
leur subsiHance : ils attribuoient à leur grande déessTe Isis cette abondance
d’eau, qui rendoit leur terre fécondé.
P l. V. L’isis 1 suivance du cabinet de M. Foucault eil revêtue d’une tunique,
CVIII. ensorte pourtant que le bras droit & la mamelle du même côté ne sont pas
i couverts ; elle eil ainii apparemment pour donner à Orus cette mamelle à tê-
z ter. La suivante 2 tirée d’une pierre gravée represente Isis à demi corps : elle
porte sur sa coëffure la sseur du Lotus, ou plutôt la sseur & le fruit naissant de
l’arbre appellé Pevfea., que plusseurs croient être lepeseher : elle rient de la
main droite le siltre son insiniment ordinaire. Cette Isis eil d’un dessein Grec
■5 ou Romain. Beger 5 a donné pour une tête d’Isis le vase suivant : les cheveux
frisez & d’autres petites marques, n’en sont pas des preuves inconteilables.
II. Duæ aliæ monumenti facies Osiridem repræ-
sentant , quem hoc habitu sæpe videbimus j exhibent
item cippum , cui imminet globus , qui cippus etiam
alibi obiervatur , videturque in religionem Ægyptio-
rum induétus, quo autem usu & mysterio non poss'u-
mus certe dicere ; verisimile autem est incrementum
NT significare. In parte sublimiori columnæ quatuor
sunt lineæ æquo spatio distantes : si vero lineæ illa?
usque ad imam partem continuarentur , in tota co-
lumna sexdecim lineæ æquo spatio distantes haberen-
tur : totum quippe spatium dimensus sum : qui nu-
merus referri videtur ad sexdecim pedes incrementi
Niliaci , quo numero expleto , magna fertilitas
annunciatur -, hæc conjeéhira admodum prôbabi-
lis videtur , utrum vero quis eam ante protulerit,
ignoro.
III. TreS statuæ 1 Colossales Isidis haud ita pri-
dem Romæ in vinea Verospiorum erutæ sunt : capitis
ornatum & vestcm ex conipectu 2 percipies ; his cul-
tu similes non sunt aliæ Isides : circa has statuas hie-
roglypha ôbservantur, quæ nos hic repræsentamus.
Tertia 5 Isis , cujus pars ima confradta , omnium stn-
gularissima est: ornatus capitis non vulgaris calathum
exhibet j reliquum cultum,& quosdam ceu cincinnos,
qui brachiorum & pedtoris partem contegunt, melius
oculorum aspedtu , quam deseriptione intellexeris.
IV. Quæ sequitur Isis 4 prodit ex museo D. Ri-
gordi Masslliensis, viri rei antiquaria: admodum peri-
ti ; Isis vero illa ex lagena magna, quam capite gestar,
admodum spedtabilis est , qua lagena signincatur , ut
puto, Nili aqua, unde omnia ad vitam humanam per-
tinentia Ægyptii mutuabantur : illi Isidi aquæ copiam
acceptam referebant, quâ terra eorum largos emitte-
bat frudtus.
V. Quæ sequitur 1 Isis, ex museo Illustrissimi Do-
mini Foucault, tunica induitur, ita tamen ut dextrum
brachium mammaque dextra , nuda remaneant ; hoc
cultu repræsentatur , ut credere est , quasi mammam
Oro præbitura. Alia 2 ex gemma edudta , mediam
Isidem refert, loti ssorem capite gestantcm, sive for-
tasse ssorem frudhimque tenerum arboris quam Per-
seam vocabant, quamque plurimi putant eamdem ess’e
atque Persicam : manti dextera Isis sistrum tenet in-
strumentum solitum ; hæc Isis Romano Græcove mo-
re concinnata' est. Vas sequens 5 Begertis pro Isidis
capite protulit : cincinni,aliæque notæ leves non rem
11. Les deux autres faces de la pierre ont un OsiriS, que nous verrons
souvent répété, & une espece de pilier surmonté d un globe , qui se trou-
ve encore ailleurs & semble entrer dans la religion des Egyptiens , mais
nous n’en connoiisons certainement ni le nom , ni 1 usàge. Il y a appa-
rence que ce pilier marque 1’accroiiTement du Nil. Il y a sur le haut qua-
tre lignes également Aillantes, si les lignes continuoient dêtre marquées
jusqu’au bas, la colonne en contiendroit seize : je lai mesuré. Cela semble
se rapporter au nombre de seize pieds d’accroiisement qu’a le Nil aux bon-
nes années. La conjecture me paroit solidej je ne sai ii quelqu’un l’a ap-
p L> portée avant moi.
CVII. III. Les 1 trois slatues Coloilales d’Iiîs ont été déterrées depuis peu à Rome
I dans la vigne Veroipi : 2 l’ornement de tête & l’habit des deux premières
z se peuvent remarquer à l’oeil, & ne se trouvent pas ordinairement sur les Isis.
Il y a sur ces statues des Hiéroglyphes que nous representons. La 5 troisié-
me , qui eil· un peu caisée par le bas , eil· plus iinguliere par sa coëffure, donc
le haut reisemble à un boisseau : le relie de l’ornement qui delcend jus-
ques sur les bras, & qui la couvre par devant jusqu’aux mamelles , s’en-
tendra mieux d’un coup d’œil que par une deseription.
4 IV. L’Isis tirée du cabinet de 4 M. Rigord de Marseille habile anti-
quaire , eil remarquable par la grande cruche quelle a sur la tête : cette cru-
che marque l’eau du Nil, d’où les Egyptiens tiroient tous leurs biens & toute
leur subsiHance : ils attribuoient à leur grande déessTe Isis cette abondance
d’eau, qui rendoit leur terre fécondé.
P l. V. L’isis 1 suivance du cabinet de M. Foucault eil revêtue d’une tunique,
CVIII. ensorte pourtant que le bras droit & la mamelle du même côté ne sont pas
i couverts ; elle eil ainii apparemment pour donner à Orus cette mamelle à tê-
z ter. La suivante 2 tirée d’une pierre gravée represente Isis à demi corps : elle
porte sur sa coëffure la sseur du Lotus, ou plutôt la sseur & le fruit naissant de
l’arbre appellé Pevfea., que plusseurs croient être lepeseher : elle rient de la
main droite le siltre son insiniment ordinaire. Cette Isis eil d’un dessein Grec
■5 ou Romain. Beger 5 a donné pour une tête d’Isis le vase suivant : les cheveux
frisez & d’autres petites marques, n’en sont pas des preuves inconteilables.
II. Duæ aliæ monumenti facies Osiridem repræ-
sentant , quem hoc habitu sæpe videbimus j exhibent
item cippum , cui imminet globus , qui cippus etiam
alibi obiervatur , videturque in religionem Ægyptio-
rum induétus, quo autem usu & mysterio non poss'u-
mus certe dicere ; verisimile autem est incrementum
NT significare. In parte sublimiori columnæ quatuor
sunt lineæ æquo spatio distantes : si vero lineæ illa?
usque ad imam partem continuarentur , in tota co-
lumna sexdecim lineæ æquo spatio distantes haberen-
tur : totum quippe spatium dimensus sum : qui nu-
merus referri videtur ad sexdecim pedes incrementi
Niliaci , quo numero expleto , magna fertilitas
annunciatur -, hæc conjeéhira admodum prôbabi-
lis videtur , utrum vero quis eam ante protulerit,
ignoro.
III. TreS statuæ 1 Colossales Isidis haud ita pri-
dem Romæ in vinea Verospiorum erutæ sunt : capitis
ornatum & vestcm ex conipectu 2 percipies ; his cul-
tu similes non sunt aliæ Isides : circa has statuas hie-
roglypha ôbservantur, quæ nos hic repræsentamus.
Tertia 5 Isis , cujus pars ima confradta , omnium stn-
gularissima est: ornatus capitis non vulgaris calathum
exhibet j reliquum cultum,& quosdam ceu cincinnos,
qui brachiorum & pedtoris partem contegunt, melius
oculorum aspedtu , quam deseriptione intellexeris.
IV. Quæ sequitur Isis 4 prodit ex museo D. Ri-
gordi Masslliensis, viri rei antiquaria: admodum peri-
ti ; Isis vero illa ex lagena magna, quam capite gestar,
admodum spedtabilis est , qua lagena signincatur , ut
puto, Nili aqua, unde omnia ad vitam humanam per-
tinentia Ægyptii mutuabantur : illi Isidi aquæ copiam
acceptam referebant, quâ terra eorum largos emitte-
bat frudtus.
V. Quæ sequitur 1 Isis, ex museo Illustrissimi Do-
mini Foucault, tunica induitur, ita tamen ut dextrum
brachium mammaque dextra , nuda remaneant ; hoc
cultu repræsentatur , ut credere est , quasi mammam
Oro præbitura. Alia 2 ex gemma edudta , mediam
Isidem refert, loti ssorem capite gestantcm, sive for-
tasse ssorem frudhimque tenerum arboris quam Per-
seam vocabant, quamque plurimi putant eamdem ess’e
atque Persicam : manti dextera Isis sistrum tenet in-
strumentum solitum ; hæc Isis Romano Græcove mo-
re concinnata' est. Vas sequens 5 Begertis pro Isidis
capite protulit : cincinni,aliæque notæ leves non rem



