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Nuovo bullettino di archeologia cristiana: ufficiale per i resoconti della Commissione di Archeologia Sacra sugli Scavi e su le Scoperte nelle Catacombe Romane — 5.1899

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La Basilique de Théveste et le temple de Jérusalem
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https://doi.org/10.11588/diglit.17405#0058

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UN MISSIONNAIRE DES PÈRES BLANCS

En 304, le Proconsul Anullinus étant venu à Thè veste qui
était de son ressort, y fit décapiter pour la foi une jeune et noble
dame, nomuiée Crispina, de la race des Anicii. C'est en l'honneur
de sainte Crispine que fut élevée la grandiose basilique dont nous
allons parler. Avec raison, saint Augustin pouvait dire sur place,
en élevant son regard et en faisant un geste de la main: Islam
structuram videtis amplam hujus basilicae; il pouvait en rnème
temps appeler le tombeau de sainte Crispine et de ses compagnons
locum martyrum, et ajouter: Itti martyres Me sunt nóbiscum
(Aug., in psal. 120 et 121).

C'était en effet une basilica conjuncta tumulo. Elle se trouve
à six-cents mètres des murailles de la ville, sur la grande voie
qui méne au Kef, l'antique Sicca.

Tébessa fut occupée par la France le 9 septembre 1851,
mais les premières recherebes sur la basilique ne furent exécutées
qu'en 1858. Les derniers travaux ont été accomplis en 1891, et
ils ont mis à découvert le pian exact de l'éclifìce, de toutes ses
dépendances et de l'enceinte de murs qui les renfermait.

Or tout cet ensemble offre un caractère frappant de similitude
avec l'ensemble du tempie de Jérusalem. C'est cette ressemblance
que nous nous proposons de faire ressortir dans l'exposé qui va
suivre.

Du fameux tempie de Jérusalem, il ne reste qu'une enceinte
extérieure qu'on appelle le Haram ech Chérif, et du tempie
proprement dit nous n'avons plus que des descriptions, conservées
au troisième livre des Eois, au second livre des Paralipomènes,
et au quarantième chapitre d'Ezéchiel.

De la basilique de Théveste, de ses dépendances et de son
enceinte, il reste des vestiges imposants dont on a relevé le pian
avec une parfaite précision. Tout cet ensemble porte le nom de El
Kenisia, c'est-à-dire « l'Eglise », et nous pouvons ajouter « l'Eglise
de sainte Crispine», où saint Augustin a expliqué au peuple de
Théveste, en la féte de la martyre, les quinze psaumes des degrés.
 
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