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sentent les mêmes caractères essentiels que les
sépultures anciennes dites mégalithiques du même
pays. Aujourd'hui, comme autrefois, ces sépultures
comportent chambre funéraire, pavage, enceinte de
protection, poteries, dolmen, et le tout, comme au-
trefois, en matériaux bruts. La manière ancienne et
la manière nouvelle, de facture identique, appartien-
nent à un mode unique qui s'est conservé dons sa
forme et dans son style malgré des écarts de dispo-
sition imposés par le temps et devenus nécessaires
à la suite de certains événements.

Le principal de ces écarts, on pourrait dire le seul,
puisque toutes les différences de détail en dérivent,
est le déplacement de la chambre funéraire ; elle était
extérieure au sol, elle est devenue une fosse. Ce dé-
placement, qui date évidemment de l'introduction de
l'islamisme, a été depuis sanctionné par les règlements
de police générale intéressant la salubrité publique.

Le jour où les indigènes ont pu préserver de la
profanation les restes mortels de leurs défunts en
les confiant à la terre, ils n'ont plus eu à réunir de
grosses et pesantes pierres pour en composer des
chambres funéraires inviolables. Les chambres funé-
raires extérieures, pas plus que le pavage sur lequel
elles étaient édifiées, n'ont plus aujourd'hui leur raison
d'être, et si les Ouled-LIannech les pratiquent encore,
ce n'est pas dans un but d'utilité, mais pour suivre
une tradition dont l'origine se perd dans un passé
lointain et dont le dernier trait ne disparaîtra peut-
être qu'avec la race elle-même.

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