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Recueil des notices et mémoires de la Société Archéologique du Département de Constantine — Sér. 5,1=44.1910(1911)

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https://doi.org/10.11588/diglit.13143#0059
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LES

REFUGES AÉRIENS DE L'AURÈS

Notre attention a été attirée, lors d'une excursion
dans l'Aurès (en 1903), par de singulières habitations
— évidemment très anciennes et aujourd'hui pour
la plupart abandonnées — rencontrées aux abords
du chemin muletier de Khenchela à Zeribet-el-Oued.

C'est exactement entre Taberga et Zaouïa, dans le
flanc du Kef-Tarit et à l'ouest du chemin, que nous
avons aperçu les refuges dont nous allons parler;
mais Raskalla (le brigadier deïra de Khenchela qui
nous servait de guide) nous a signalé d'autres habi-
tations du même genre sur la rive opposée de l'Oued-
Magrahmer (?), <l à Guibel (?).

La légende raconte (pie Tarit était une jeune femme
du pays chaouïa, fille du sultan de Gasba; quant à
la tradition elle rapporte que les refuges aériens sont
antérieurs à la conquête romaine et elle veut que ce
soit les soldais italiens qui aient coupé les commu-
nications primitives y donnant accès afin d'avoir les
populations locales à leur merci. Enfin, Raskalla
nous a assuré que certains de ces refuges ont encore

(1) Nom à rapprocher de Magraoua, ruine romaine sur un rocher
isolé, à l'entrée des gorges de Hammam-Guergour.
 
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