Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Hrsg.]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Hrsg.]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 7.1886

Seite: 15
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Ensuite parce que le Grand-Arpent ou Makhar-gagar duquel elles dérivent, soit en le
multipliant, soit en le divisant par 60, n'est lui-même, comme je l'ai dit précédemment, qu'une
simple expression numérique, sans pouvoir jamais été considéré comme une véritable mesure,

Et enfin parce que, alors même qu'il en serait autrement, ce ne serait pas en multi-
pliant ou divisant par 60 une mesure superficielle qu'on pourrait former d'autres mesures,
dans le système sexagésimal, le facteur 60 ne convenant, dans ce système, ainsi que les
facteurs 6 et 10, qu'aux seules mesures linéaires, et devant être nécessairement remplacé,
comme je l'ai fait remarquer tout-à-l'heure, par les facteurs 3600, 36 et 100, quand il s'agit
des mesures de superficie. Par ces divers motifs, il semble permis de le dire, les cinq mesures
rectangulaires admises par M. Oppert. dans son système, doivent être considérées comme
n'ayant jamais existé que dans son imagination et doivent être par suite définitivement rejetées.

Cependant et quelque sévère que cette conclusion puisse paraître, elle ne doit pas m'em-
pêcher d'accorder ici, aux recherches de cet éminent assyriologue et à celles de M. Lenormakt,
toute l'importance qu'elles méritent, à plus d'un titre, malgré les erreurs qu'elles tendent à
propager, parce qu'il est certain que la vérité scientifique ne se dégage jamais, sans de grands
efforts, des ténèbres qui la cachent presque toujours, et parce qu'il faut un réel courage pour
aborder le premier un difficile problème, en se contentant de l'espoir de rendre plus aisée la
tâche de ceux qui voudront ensuite l'étudier à leur tour.

Je ne fais donc que rendre, aux publications de M. Lenormant et à celles de M. Oppert,
une justice qui leur revient à bon droit, en déclarant, à la fois, que sans elles, l'imposibilité
°ù je me trouve d'étudier directement les textes cunéiformes m'aurait toujours empêché d'é-
tendre mes recherches jusqu'à la métrologie assyrienne, et que c'est surtout à ces publications
que je dois d'avoir pu trouver les moyens de reconnaître et de signaler les erreurs qu'elles
renferment.

Si ceux qui s'occuperont plus tard des mêmes études veulent bien soumettre aux mêmes
épreuves le travail que je leur offre aujourd'hui, il pourra peut-être, à son tour, je me plais
à l'espérer, contribuer, dans la limite de mes forces, à la découverte et à la propagation de
la vérité tout entière.

(Sera continué.) A. Aurës.

PEUT-ON TROUVEE ENCORE DES MOTS NOUVEAUX DANS

LA LANGUE COPTE?

LETTRE A. M. REYILLOUT,

PAR

Mgr. Bsciai,

ÉVÉQTTE COPTE».

En 1880, je publiai les fragments thébains du livre des Proverbes, tels que nous les
°ut conservés les manuscrits du musée Borgia. Dans la préface que je mis .en tête de ces
fragments, je recommandai aux savants qui s'adonnent à l'étude de la langue copte les ma-

1) Mgr. Bsciai a publié, en 1880, dans la Revue Egyptologique de M. Revillout les fragments thébains
des Proverbes. M. Revillout, en imprimant ce travail fSev. Égypt., 2e année, n° iv), l'a accompagné de
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