Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Hrsg.]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Hrsg.]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 7.1886

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Le tombeau d'Am-n-t'eh, etc.

LE TOMBEAU D'AM-N-T'EH ET LA FONCTION DE ^

Philippe Vire y.

Ce tombeau est décrit rapidement dans les Notices de Champollion, sous le n° 11. II
m'a paru utile d'en faire une étude plus complète, autant que cela est encore possible. Plu-
sieurs' scènes ont disparu depuis Champollion, et les inscriptions peintes, qui par endroits
sont maintenant très difficiles à lire, présentent assez d'intérêt pour qu'il soit bon de les publier
avant que les couleurs s'éteignent davantage. On y trouve l'explication de la fonction assez
malaisée à définir, bien que le titre ne soit pas rare, de ' \ | 'jpjj' ^^ et, du même coup,
on peut interpréter d'une manière satisfaisante un des plus obscurs chapitres du papyrus
Prisse.

^ Notre défunt s'appelle QSOlÉ ou Q¥tl ^ Û 11 CSt 2 ^ P ï

t 1^1-S^TTcr"-' ^>om 'e moment; nolls 110118 occuperons spéciale-
ment de ce dernier titre.

On a traduit le mot Q fj ^^ ou ^Z^(j(]^ de différentes manières, et il est d'abord
assez embarrassant de choisir entre ces diverses traductions. La difficulté tient, je crois, à
ce que ce mot exprime une idée complexe et contient un sens assez large. C'est d'abord
une porte gardée, consignée, une porte où l'on monte la garde, puis, plus généralement, non-
seulement une porte, mais tout endroit clos dont l'entrée est gardée1. De là, ou passera à l'idée
de garde de la porte, de faction ou de consigne, mais ce sera un sens dérivé. Quant aux
interprétations plus précises, je crois qu'il faut les éviter; c'est en les'recherchant qu'on est
amené à traduire *^aflû ° de tant de manières différentes. Le sens «trésor» convient une

fois, parce que le trésor est un lieu fermé et gardé; le sens «palais» une autre fois, pour
la même raison; ailleurs le sens «forteresse», parce qu'un endroit gardé est souvent fortifié.
Une interprétation large peut seule convenir dans tous les cas. Je crois que les exemples
suivants en donneront la preuve :

® ^ -5- ^ «~>« <=> c—□ «Leurs tributs sur leur dos, à remplir
le lieu dont l'entrée est gardée» (dans ce cas c'est peut-être le trésor).

«Lieux dont l entrée est consignée (lieux ou 1 on n entre pas), des cere-

i i i ™w I O ...

monies un-hi» (où l'on dévoilait la face du dieu. Sans doute cette cérémonie n'était pas
publique).

r—] 1 «Tu te mets en sûreté (en repos) à l'intérieur
(du côté intérieur) de leur porte gardée.»

Le texte de ces trois exemples est emprunté au vocabulaire de M. Pierret. D'autre
part, on trouve au Todtenhuck, CXLIV, 1. 1—2 : Û^^^^ÛÛP' " ' û

I I

l) J'avais cherché à traduire dans tous les cas par porte, entrée que Von garde. M. Maspero, par ses
observations, m'a amené à modifier ce système, qui n'était pas absolument juste, et à chercher une inter-
prétation plus large et en même temps plus exacte.
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