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Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 37.1915

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https://doi.org/10.11588/diglit.12744#0159
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INTRODUCTION A L'ÉTUDE

textes entreprise avec l'aide de tous les moyens que la philologie peut nous prêter à quelque
ordre de langue qu'elle s'applique? C'est une partie d'un chapitre préliminaire, conçu dans
cet esprit, que je publie ci-joint, à titre de spécimen de Fouvrage entier. — G. M.

Au point de vue delà prononciation, le système graphique de l'égyptien exprime
trois sortes d'articulations différentes : 1° des consonnes proprement dites supposant
l'existence de phonèmes occlusifs et sifflants; 2° des voyelles; 3° des sonnantes.

1» CONSONNES PROPREMENT DITES

A. OCCLUSIVES

Les quatre catégories possibles d'occlusives sont représentées dans le système, les
labiales par les caractères-types □, Jj, et par leurs équivalents graphiques, les

dentales par les caractères-types o, £=5,°^, c=s>, et par leurs équivalents graphi-
ques, les gutturales et les aspirées par ^r^, A, ffi, LTi, |, ®, **-=», et par leurs équi-
valents, enfin les sifflantes et les chuintantes par —«—, 1, r^n, et leurs équivalents, aux
diverses époques. Les caractères ne couvrent pas exactement toutes les nuances de son
employées dans l'usage courant de la langue, mais chacun d'eux cache, à côté de l'ar-
ticulation fondamentale qu'il représentait à l'origine, des articulations secondaires ap-
partenant à des dialectes différents ou survenues dans un même dialecte au cours des
siècles. Je vais essayer d'établir leur histoire, tout au moins depuis le début du second
empire thébain, XVIe siècle avant Jésus-Christ, jusqu'à nos jours.

a. Labiales.

a,

Au début du second empire thébain, il semble que □ et sa variante cou-
vrent déjà deux sons, notre sourde simple p et son aspirée ph, <? : peut-être l'orthographe
fréquente à l'âge memphite, rare plus tard, □ D/^>îy marclue-t"e^e un essai

des scribes pour rendre la prononciation sourde p, aux temps antérieurs, mais cela est
bien incertain. Il semble que cette double prononciation, dont nous ne pouvons rien
dire à l'origine, devienne un fait dialectale à mesure qu'on avance dans le temps; à
partir de l'époque saïte, la prononciation ph, cp, est celle des dialectes du Nord, et la
prononciation p-b est celle des dialectes du Sud dans certaines positions, tant qu'enfin,
dans le copte, elle s'exprime par n dans les dialectes du Saïd et par dans ceux du
Delta. La prononciation f àu. s'est maintenue jusqu'à la fin clans l'alexandrin-mem-
phitique, et, aujourd'hui encore, les Coptes la conservent par tradition, mais la pro-
nonciation p du n saïdique a disparu sous l'influence de l'arabe qui ne connaît point
l'articulation p, et elle est devenue celle de la sonore b dans toutes les positions.

Voici quelques-unes des preuves graphiques qu'on peut donner de cette histoire :
1° Du XVIe siècle avant notre ère à la fin de Vépoque saïte. — Dans les trans-
 
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