Société Française d'Egyptologie [Editor]
Revue de l'Egypte ancienne — 1.1925-1927

Page: 214
DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/revue_egypte_ancienne1925_1927/0234
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
G. DÀRESSY.

214 G. DÀRESSY. [3]

hiératique de Nesi-khonsouW, dont elle est contemporaine et qui écrit :

Ce manuscrit

donne aussi correctement le nom d’Hermopoiis, déterminé par le signe des villes O,
aiors que le Todtenbuch, et beaucoup d’autres recueils de basse époque, ont la leçon
é;l© Cfl’heurei 1, causée par la ressemblance que prend le caractère O, empâté
comme sur notre première statuette, avec l’emblème du soleil. La mention des cyno-
céphales ne laisse^ubsister aucun doute sur la vraie leçon, Hermopolis étant un des
sanctuaires du dieu Tliot auquel l’ibis et le singe étaient consacrés. Quant à savoir
pourquoi la proclamation par le défunt qu’il se nourrissait d’entrailles de singes pou-
vait le dispenser des travaux dans l’autre monde, c’est un mystère que les magiciens
de l’antique Egypte ne nous ont pas révélé.

Ges stalueltes, que j’ai depuis fort longtemps, ne proviennent certainement pas
de la cachette des Prêlres d’Amon, dans laquelle ne se trouvait du reste aucune
momie du nom d’Amen-m-ap. Elles n’apparlenaient pas non plus au propriétaire du
tombeau n° i48 de la publication de MM. Gardiner et Weigall, Topographical cala-
logue of the private Tombs of Thebes, puisque cet qui était également ~*| |. '

Ij ******* vivait sous les Ramsès III à V de la XX e dynastie, soit pius d’un siècle avant. l’âge
assigné aux figurines par leur style. Rien de surprenant qu’on ne puisse indiquer
l’emplacement de la sépulture où elles étaient. déposées, puisqu’on ne connaît pour
ainsi dire pas de tombes de îa XXI e dynastie, et que les cercueils des membres les
plus éminents du sacerdoce d’Amon à cette époque étaient groupés dans d’anciens
hypogées bien dissimulés, pour être mieux protégés contre les voleurs qui sacca-
geaient la nécropole sans épargner même les syringes royales.

(l) Publié par E. Naville, Lc papyrus hiéroglyphique de kamara et le papyrus hicralique de 1Sesikhonsou,
Paris, Leroux, 1912.
loading ...