Revue égyptologique — 3.1883

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REVUE EGYPTOLOGIQUE

FONDÉE

SOUS LA DIRECTION DE

MM. H. BRUGSCH, F. CHABAS, EUG. REVILLOUT.

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

libraire de la société asiatique, de l'école des langues orientales vivantes, etc. etc.

28, RUE BONAPARTE, 28, A PARIS.

IIIe année. N° H. 1883.

La BEVUE E GYPTOLOGIQUE paraît tous les trois mois par numéros de six feuilles au moins, avec,
planches, fac-similé etc. — Aucun numéro ne se vend séparément.
Prix de l'abonnement annuel: Taris 30 fr. — Départements 31 fr. — Etranger 32 fr.

Sommaire : Seconde lettre de M. Eevillout à M. Lenormant, de l'Institut, sur les monnaies égyptiennes. (Suite.) § 3. La propor-
tion des métaux monétaires. A. La pièce d'or valant une mine; B. Le statère d'or de Leide et les monnaies d'or des
Lagides; C. Le passage de Pollux mentionné par Letronne ; D. Le taux de l'intérêt; E. La proportion de valeur entre
l'or et l'argent; F. La proportion de valeur entre l'argent et le cuivre. § 4. Etalons monétaires. Première période.
Seconde période. Troisième période. — Note annexe sur l'argenteus-outen. — La vie d'artiste ou de bohème en Egypte.
Fragment d'une pièce en vers démotiques.

SECONDE LETTRE

DE M. REVILLOUT A M. LENORMANT DE L'INSTITUT

SUR

LES MONNAIES ÉGYPTIENNES.

(Suite1.)

§ 3. La proportion des métaux monétaires en Egypte.

Permettez-moi de m'arrêter sur cette proportion de 24 pour 2/10; 120 à 1, d'après laquelle
j'ai fait jusqu'à présent tous mes calculs. Cette proportion est toute différente de celle qu'avait
établie Letronne et que vous semblez conserver encore2, ainsi que M. Mommsen. Il est triste
pour moi de constater qu'il existe ainsi sous ce rapport un schisme complet entre deux sciences
aussi parallèles que la numismatique et l'étude des manuscrits ; car, il faut le dire, parmi
ceux qui s'occupent actuellement avec succès des papyrus grecs ptolémaïques, il n'est plus
personne qui admette l'ancien calcul de Letronne. MM. Bernardino Peyron, Leemans, Ltjm-
broso sont arrivés à des calculs tout-à-fait identiques. Tous ils acceptent, comme moi-même,
la proportion de 1 à 120 entre l'argent et le cuivre, et chacun en apporte des raisons diffé-
rentes de celles qu'on avait d'abord données. Examinons donc rapidement les bases sur les-
quelles s'appuyait le calcul de Letronne, puisqu'il en est encore question.

Toute l'argumentation de Letronne repose sur deux papyrus de l'époque lagide, aux-
quels il compare un passage de Pollux dont il reconnaît lui-même les grandes difficultés,

1 Voir dans la Pœvue, 2e année, n° ii—iii. p. 201 et suiv. la Première lettre et p. 245 et sniv. la seconde.

2 Je ne fais que reproduire ici les termes primitifs de ma lettre; car nous sommes maintenant,
M. Lenormant et moi, parfaitement d'accord.

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