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Médailles
SUR
LES MÉDAILLES DES ROIS DE PERSE,
DE LA DYNASTIE DES SASSANIDES.
Parmi les médailles des rois que renferment les colledions
publiques & les cabinets des curieux, il en eft une claffe
que les antiquaires ont cru devoir ranger à la fuite des
médailles des Parthes, & attribuer aux rois de Perfe de la
dynaftie des Saffanides, mais fur laquelle néanmoins ils n’ont
eu jufqu’à ce jour que des conjectures.
On fait que le royaume des Parthes eut pour fondateur
Arface , qui profita de i’affoiblifTement des fucceffeurs
d’Alexandre , caufé par leurs difeordes & leurs guerres
toujours renaiffantes, pour leur enlever la plus belle partie
de l’Afie ; & que long-temps émule de l’empire Romain ,
il ne fut détruit que pour faire place à une nouvelle monar-
chie qui fit revivre le nom des anciens Perfes. Ardévan, le
dernier prince de la dynaftie des Parthes, nommé Artaban
par les hiftoriens Grecs & Latins , ne demeura maître du
trône qu’après l’avoir difputé aux autres enfans que Vologèfe
avoit biffés en mourant ( i ) , & ces guerres inteftines ne
( i ) C’eft ce que nous apprend Dion : O' ctuloç , dit-il , en parlant
d’Antonin Caracalia, ptîyiçov tju.tya.M'ppûvei, oli 7oï> 'Ec-Aa.ya.i'ffou rov 7av
7tMulM<rai''loç, oi TtcLiaiç Trtpï 7mç ÇoæiMÎclç tucc7o/lo. (Dio. 1-77-) Xiphilin
dit aufli de Caracaila, qu’il donnoit les troubles qui agitoitnt J’empire des
Parthes, comme un exemple des dangers qu’entraînoient les prétentions de
plutieurs frères à un même trône : Ow< Aiwe A' ypa^cu irpoç 7'0 cvvio piw
Médailles
SUR
LES MÉDAILLES DES ROIS DE PERSE,
DE LA DYNASTIE DES SASSANIDES.
Parmi les médailles des rois que renferment les colledions
publiques & les cabinets des curieux, il en eft une claffe
que les antiquaires ont cru devoir ranger à la fuite des
médailles des Parthes, & attribuer aux rois de Perfe de la
dynaftie des Saffanides, mais fur laquelle néanmoins ils n’ont
eu jufqu’à ce jour que des conjectures.
On fait que le royaume des Parthes eut pour fondateur
Arface , qui profita de i’affoiblifTement des fucceffeurs
d’Alexandre , caufé par leurs difeordes & leurs guerres
toujours renaiffantes, pour leur enlever la plus belle partie
de l’Afie ; & que long-temps émule de l’empire Romain ,
il ne fut détruit que pour faire place à une nouvelle monar-
chie qui fit revivre le nom des anciens Perfes. Ardévan, le
dernier prince de la dynaftie des Parthes, nommé Artaban
par les hiftoriens Grecs & Latins , ne demeura maître du
trône qu’après l’avoir difputé aux autres enfans que Vologèfe
avoit biffés en mourant ( i ) , & ces guerres inteftines ne
( i ) C’eft ce que nous apprend Dion : O' ctuloç , dit-il , en parlant
d’Antonin Caracalia, ptîyiçov tju.tya.M'ppûvei, oli 7oï> 'Ec-Aa.ya.i'ffou rov 7av
7tMulM<rai''loç, oi TtcLiaiç Trtpï 7mç ÇoæiMÎclç tucc7o/lo. (Dio. 1-77-) Xiphilin
dit aufli de Caracaila, qu’il donnoit les troubles qui agitoitnt J’empire des
Parthes, comme un exemple des dangers qu’entraînoient les prétentions de
plutieurs frères à un même trône : Ow< Aiwe A' ypa^cu irpoç 7'0 cvvio piw



