LETTRES
10
A
M, DE GENONVILLE, (*)
contenant la critique de VOedipe de Sophocle,
de celui de Corneille, et de celui de l'hvfà\\r.
1719.
LETTRE PREMIERE.
JE vous envoie, Monsieur, ma tragédie d’Oedipe,
que vous avez vu naître. Vous lavez que j’ai
commencé cette pièce à dix-neuf ans : si quelque
chose pouvait faire pardonner la médiocrité d’un
ouvrage , ma jeunelse me servirait d’excuse. Du
moins , malgré les défauts dont cette tragédie est
pleine , et que je suis le premier à reconnaître,
j’ose me ssatter que vous verrez quelque différence
entre cet ouvrage, et ceux que l’ignorance et la
malignité m’ont imputés.
0") Mort conseiller au parlement de Paris : il fut, depuis ces lettresâ
l’intime ami dé M. de Voltaire.
10
A
M, DE GENONVILLE, (*)
contenant la critique de VOedipe de Sophocle,
de celui de Corneille, et de celui de l'hvfà\\r.
1719.
LETTRE PREMIERE.
JE vous envoie, Monsieur, ma tragédie d’Oedipe,
que vous avez vu naître. Vous lavez que j’ai
commencé cette pièce à dix-neuf ans : si quelque
chose pouvait faire pardonner la médiocrité d’un
ouvrage , ma jeunelse me servirait d’excuse. Du
moins , malgré les défauts dont cette tragédie est
pleine , et que je suis le premier à reconnaître,
j’ose me ssatter que vous verrez quelque différence
entre cet ouvrage, et ceux que l’ignorance et la
malignité m’ont imputés.
0") Mort conseiller au parlement de Paris : il fut, depuis ces lettresâ
l’intime ami dé M. de Voltaire.



