Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Bearb.]; Haas, Wilhelm [Bearb.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Cinquieme = Theatre, Tome V): Theatre — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1784 [VD18 90793285]

Seite: 297
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ACTE CINQUIEME. 297
Sitôt que cette main remplira vo? vengeances?
II E R M O D A N.
Tous seront épargnés. Lés célestes puissances
N’ont jamais vu de Scythe oser trahir sa foi.
o b É I d E.
Qu’Athamare à présent paraisse devant moi.
(on amène Athamare enchaîné: Obéide se place entre lui et
Hermodan. )
H E R M O D A N.
Qu’on le traîne à l’autel.
S U L M A.
Ah Dieux!
ATHAMARE.
Chère Obéide!
Prends ce fer, ne crains rien: que ton bras homicide
Frappe un cœur à toi seule en tout temps réservé :
On y verra ton nom , c’est-là qu’il est gravé.
De tous mes compagnons tu cônserves la vie ;
Tu me donnes la mort; c’est toute mon envie.
Grâces aux immortels, tous mes vœux sont remplis;
Je meurs pour Obéide, et meurs pour mon pays.
Rassure cette main qui tremble à mon approche;
Ne crains en m’immolant que le.juste reproche
Que les Scythes feraient à ta timidité ,
S’ils voyaient ce que j’aime agir sans fermeté;
Si ta main, si tes yeux, si ton cœur qui s’égare,
S’effrayaient un moment en frappant Athamare.
s o z A M E.

Ah, ma fille !...
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