Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Bearb.]; Haas, Wilhelm [Bearb.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Cinquieme = Theatre, Tome V): Theatre — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1784 [VD18 90793285]

Seite: 478
DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/voltaire1784bd5/0490
Lizenz: Public Domain Mark Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
4?S VARIANTES
Tn me verrais goûter ce suprême tonheur,
..De partager son trône et d’avoir tout son cœur.
Ma ssamme déclarée, etc.

MASSINISSE.
Des ordres! vous, Romains! ingrats dont l’insolence
S’accrut pour mon service avec votre puissance !
Des fers à Sophonisbe ! et ces mots inouïs
A peine prononcés n’ont pas été punis !
Sophonisbe! ah! du moins écarte cette injure,
Accorde-moi ta main ; ta gloire t’en conjure.
La Hile d’Asdrubal naquit pour se contraindre :
Elle dut vous haïr, ou du moins dut le feindre.
Elle brûlait pour vous : c’est à vous de juger
Si le seul des humains qui peut me protéger,
Conquérant généreux , amant toujours fidèle,
Des héros et des rois devenu le modèle,
En m’arrachant des fers et de ce lieu d’horreur ,
En me donnant son trône, en me gardant son cœur,
Sur mes seus enchantés conserve un juste empire.
C’est par vous que je vis, pour vous que je respire :
Pour m’unir avec vous je voudrais tout tenter.
Vous m’offrez votre main... je ne puis l’accepter.
MASSINISSE.
{h) C’est ce même serment qui devant vous m’amène :
C’est un courroux plus juste, une plus sorte haine 5
Et c’est de son flambeau que je viens éclairer
L’hymen, l’heureux hymen qu’on ne peut différer.
C’est dans Cirthe sanglante, à ces autels antiques,
Drefl'és par nos aïeux à nos dieux domestiques,
Que j’apporte avec vous en vous donnant la main,
L’horreur que Massiniïïe a pour le nom romain.

(2) Oui, je déteste Rome autant que je vous aime.
Vous, Dieux qui m’entendez , qui recevez ma foi,
(il prend la main de Sophonisbe, et tous deux les mettent sur l'autel.)
Unisiez à ce prix Sophonisbe avec moi.
loading ...