Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Septieme = Theatre, Tome VII): Theatre — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1784 [VD18 90793307]

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ACTE CINQUIEME,

263

SCENE IIL
IJLANFORD feul.
Jntre heureux! moi! le conseil est utile;
Dirait-on pas que la chose est facile?
Ce n’est qu'un rien , et l’on n’a qu’à vouloir.
Ah! si la chose était en mon pouvoir!
Et pourquoi non? dans quelle gêne extrême
Je me suis mis pour m’outrager moi-même!
Quoi! cet enfant, Darmin, le Chevalier,
Par leurs discours auront pu m’effrayer ?
Non, non, suivons le conseil que me donne
Cette consine ; elle est folle, mais bonne;
Elle a rendu gloire à. la vérité.
Dorfise m’aime , on est en sureté.
Je ne veux plus rien voir, ni rien entendre.
Par cet Adine on voulait me surprendre ,
Pour m’éblouir, et pour me gouverner:
Dans ces filets je ne veux point donner.
Darmin toujours est coiffé de sa nièce :
Que je la hais ! mais quelle étrange espèce...
( Adine para.it dans le fond du théâtre. )
Le voici donc ce malheureux enfant,
Qui cause ici tant de déchaînement !
On le prendrait, je crois, pour une fille,
Sous ces habits que sa mine est gentille !
Jamais, ma foi, je ne m’étais douté
Qu’il pût avoir cette sseur de beauté! «
11 n’a point Pair gêné dans sa parure ,
Et son visage est fait pour sa coiffure.
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