Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Seizieme = Essai Sur Les Moeurs Et L'Esprit Des Nations, Tome I): Essai Sur Les Moeurs Et L'Esprit Des Nations — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen, Avec des caractères de G. Haas, 1785 [VD18 90794079]

Page: 210
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-2(0 DES ANGES, GENIES, DIABLES,
un édifice divin , sont inutiles quand il est au comble.
Tout a changé sur la terre : la vertu seule ne change
jamais. Elle est semblable à la lumière du soleil,
qui ne tient presque rien de la matière connue , et
qui est toujours pure , toujours immuable , quand
tous les éiémens se confondent sans cesse. Il ne
faut qu’ouvrir les yeux pour bénir son auteur.

DES ANGES, DES GENIES, DES DIABLES,
CHEZ LES ANCIENNES NATIONS
ET CHEZ LES JUIFS.

Tou T a sa source dans la nature de l’esprit humain.
Tous les hommes puilsans, les magistrats , les princes
avaient leurs melsagers ; il était vraisemblable que
les dieux en avaient aussi. Les Chaldéens et les
Perses semblent être les premiers hommes connus
de nous, qui parlèrent des anges comme d’huissiers
célestes , et de porteurs d’ordre. Mais avant eux,
les Indiens, de qui toute espèce de théologie nous est
venue , avaient inventé les anges et les avaient
représentés dans leur ancien livre du Shasta comme
des créatures immortelles , participantes de la
divinité , et dont un grand nombre se révolta dans
le ciel contre le créateur. (Voyez le chapitre de
l’Inde. )
Les Parsis ignicoles , qui sublistent encore, ont
communiqué à l’auteur de la religion des anciens
Perses (y) les noms des anges que les premiers Perses
reconnaissaient. On en trouve cent dix-neuf, parmi
lesquels ne sont ni Raphaël ni Gabriel, que les Perses

Hide . ce religion» veterum Perfarum.
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