Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Dix-Neuvieme = Essai Sur Les Moeurs Et L'Esprit Des Nations, Tome IV): Essai Sur Les Moeurs Et L'Esprit Des Nations — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen, Avec des caractères de G. Haas, 1785 [VD18 90794109]

Page: 250
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250 DE L’ITALIE.
Antonins! Environ huit mille juifs établis à Rome
n’étaient pas compris dans ce dénombrement : ces
juifs ont toujours vécu paisiblement à Rome, ainsi
qu’à Livourne. On n’a jamais exercé contr’eux en
Italie les cruautés qu’ils ont sousfertes en Espagne
et en Portugal. L’Italie était le pays de l’Europe où
la religion inspirait alors le plus de douceur.
Rome fut le seul centre des arts et de la poli telle
jusqu’au siècle de Louis XIV, et c’est ce qui détermina
la reine Chriftinc à y fixer son séjour : mais bientôt
1 Italie fut égalée dans plus d’un genre par la France,
et surpassée de beaucoup dans quelques-uns. Les
Anglais eurent sur elle autant de supénorité par les
scieuces que par le commerce. Rome conserva la
gloire de ses antiquités et des travaux qui la distin-
guèrent depuis Jules IL

CHAPITRE C L X X X V 1.

Suite de T Italie au dix-feptième fiècle.

ne la Tor-JL/ A Toscane était, comme l'Etat du pape , depuis
ane- le seizième siècle, un pays tranquille et heureux.
Florence , rivale de Rome , attirait chez elle la même
foule d’étrangers qui venaient admirer les ches-
d’œuvres antiques et modernes dont elle était remplie.
On y voyait cent soixante statues publiques. Les
deux seules qui décoraient Paris, celle de Henri IV
et le cheval qui porte la statue de Louis XIII, avaient
été fondues à Florence , et c'étaient des présens des
grands - ducs.
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