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INTRODUCTION1.
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méthode italienne, asin que le lecteur impartial soit
en état de juger.
Cependant cette entreprise n’appartenait qu’à la
France ; desfrançais seuls l’avaientconçue etexécutée.
On en tira quatre mille deux cents cinquante
exemplaires , dont il ne reste pas un seul chez les
libraires. Ceux qu’on peut trouver par un hasard
heureux se vendent aujourd’hui dix-huit cents francs ;
ainsi tout l’ouvrage pourrait avoir opéré une
circulation de sept millions six cents cinquante mille
livres. Ceux qui ne considéreront que l’avantage
du négoce , verront que celui des deux Indes n’en
a jamais approché. Les libraires y ont gagné environ
cinq cents pour cent , ce qui n’est jamais arrivé
depuis près de deux siècles dans aucun commerce.
Si on envisage l’économie politique , on verra que
plus de mille ouvriers, depuis ceux qui recherchent
la première matière du papier , jusqu’à ceux qui se
chargent des plus belles gravures , ont été employés
et ont nourri leurs familles.
Il y a un autre prix pour les auteurs , le plaisir
d’expliquer le vrai , l’avantage d’enseigner le
genre-humain , la gloire , car pour le faible honoraire
qui en revint à deux ou trois auteurs principaux , et
qui fut si disproportionné à leurs travaux immenses ,
il ne doit pas être compté. Jamais on ne travailla
avec tant d’ardeur et avec un plus noble
désintéressement.
On vit bientôt des personnages recommandables
dans tous les rangs , officiers-généraux, magistrats,
ingénieurs , véritables gens de lettres , s’empresïèr à
décorer cet ouvrage de leurs recherches , souscrire
INTRODUCTION1.
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méthode italienne, asin que le lecteur impartial soit
en état de juger.
Cependant cette entreprise n’appartenait qu’à la
France ; desfrançais seuls l’avaientconçue etexécutée.
On en tira quatre mille deux cents cinquante
exemplaires , dont il ne reste pas un seul chez les
libraires. Ceux qu’on peut trouver par un hasard
heureux se vendent aujourd’hui dix-huit cents francs ;
ainsi tout l’ouvrage pourrait avoir opéré une
circulation de sept millions six cents cinquante mille
livres. Ceux qui ne considéreront que l’avantage
du négoce , verront que celui des deux Indes n’en
a jamais approché. Les libraires y ont gagné environ
cinq cents pour cent , ce qui n’est jamais arrivé
depuis près de deux siècles dans aucun commerce.
Si on envisage l’économie politique , on verra que
plus de mille ouvriers, depuis ceux qui recherchent
la première matière du papier , jusqu’à ceux qui se
chargent des plus belles gravures , ont été employés
et ont nourri leurs familles.
Il y a un autre prix pour les auteurs , le plaisir
d’expliquer le vrai , l’avantage d’enseigner le
genre-humain , la gloire , car pour le faible honoraire
qui en revint à deux ou trois auteurs principaux , et
qui fut si disproportionné à leurs travaux immenses ,
il ne doit pas être compté. Jamais on ne travailla
avec tant d’ardeur et avec un plus noble
désintéressement.
On vit bientôt des personnages recommandables
dans tous les rangs , officiers-généraux, magistrats,
ingénieurs , véritables gens de lettres , s’empresïèr à
décorer cet ouvrage de leurs recherches , souscrire



