256 AMOUR SOCRATIQUE.
Mais en bonne foi, (c) Solon était-il législateur
quand il fit ces deux vers ridicules? Il était jeune
alors , et quand le débauché fut devenu sage , il ne
mit point une telle insamie parmi les lois de sa
république. Acculera-t-on Théodore de Bcze d’avoir
prêché la. pédérastie dans son église, parce que dans
sa jeunesse il fit des vers pour le jeune Candide? et
qu’il dit :
Amplector hune et illam.
Je suis pour lui, je suis pour elle.
Il faudra dire qu’ayant chanté des amours honteux
dans son jeune âge , il eut dans l’âge mûr l’ambition
d’être ches de parti, de prêcher la réforme , de se faire
un nom. Hic vir et ille puer.
On abuse du texte de Plutarque, qui dans sesbavar-
deries , au dialogue de Bamour , fait dire à un interlo-
cuteur que les femmes ne sont pas dignes du véritable
amour ; (d) mais un autre interlocuteur soutient le
parti des femmes comme il le doit. On a pris
l’objection pour la décision.
Il est certain , autant que la sciencc de l’antiquité
peut l’être, que l’amour socratique n’était point un
amour infâme : c’est ce nom d’amour qui a trompé.
Ce qu’on appelait les amans d'un je une-homme étaient
précisément ce que sont parmi nous les menins de
nos princes ; ce qu’étaient les ensans d’honneur, des
grossière , ose citer je ne sais quel bouquin dans lequel on appelle
Socrate fanctuspederastes , Socrate saint b. . . Il n’a pas été suivi dans ces
horreurs par l’abbé Faucher; mais cet abbé, non moins gressier, s’est
trompé encore lourdement sur Zoroassre et sur les-anciens Persans. Il en
a été vivement repris par un homme lavant dans les langues orientales.
(c) Traduction d'Amiot grand - aumônier de France.
Voyez l’article Femme,
jeunes
Mais en bonne foi, (c) Solon était-il législateur
quand il fit ces deux vers ridicules? Il était jeune
alors , et quand le débauché fut devenu sage , il ne
mit point une telle insamie parmi les lois de sa
république. Acculera-t-on Théodore de Bcze d’avoir
prêché la. pédérastie dans son église, parce que dans
sa jeunesse il fit des vers pour le jeune Candide? et
qu’il dit :
Amplector hune et illam.
Je suis pour lui, je suis pour elle.
Il faudra dire qu’ayant chanté des amours honteux
dans son jeune âge , il eut dans l’âge mûr l’ambition
d’être ches de parti, de prêcher la réforme , de se faire
un nom. Hic vir et ille puer.
On abuse du texte de Plutarque, qui dans sesbavar-
deries , au dialogue de Bamour , fait dire à un interlo-
cuteur que les femmes ne sont pas dignes du véritable
amour ; (d) mais un autre interlocuteur soutient le
parti des femmes comme il le doit. On a pris
l’objection pour la décision.
Il est certain , autant que la sciencc de l’antiquité
peut l’être, que l’amour socratique n’était point un
amour infâme : c’est ce nom d’amour qui a trompé.
Ce qu’on appelait les amans d'un je une-homme étaient
précisément ce que sont parmi nous les menins de
nos princes ; ce qu’étaient les ensans d’honneur, des
grossière , ose citer je ne sais quel bouquin dans lequel on appelle
Socrate fanctuspederastes , Socrate saint b. . . Il n’a pas été suivi dans ces
horreurs par l’abbé Faucher; mais cet abbé, non moins gressier, s’est
trompé encore lourdement sur Zoroassre et sur les-anciens Persans. Il en
a été vivement repris par un homme lavant dans les langues orientales.
(c) Traduction d'Amiot grand - aumônier de France.
Voyez l’article Femme,
jeunes



