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Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Trente-Neuvieme = Dictionn. Philosoph., Tome III): Dictionnaire Philosophique — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1786 [VD18 90793358]

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https://doi.org/10.11588/diglit.49785#0232
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224 DANTE. (LE)
disloqués et sanglans. Un des bourreaux jugea plus
sainement que Lucrèce ,• car lorsqu’un des académiciens
de Paris voulutentrer dansl’enceinte pourexaminerla
chose de plus près, et qu’il fut repoussé par les archers :
Laifjcz entrer monsieur, dit-il, c ejl un amateur. C’est-à-
dire, c’estun curieux, ce n’est pointparméchanceté
qu’il vient ici, ce n’est pas par un retour sur soi-même „
pour goûter le plaisir de n’ètre pas écartelé : c’est
uniquement par curiosité comme on va voir des
expériences de physique.
La curiosité est naturelle à l’homme , aux singes et
aux petits chiens. Menez avec vous un petit chien
dans votre carrossè , il mettra continuellement ses
pattes à la portière pour voir ce qui se passe. Un singe
fouille par-tout, il a l’air de tout considérer. Pour
l’homme, vous savez comme il est fait ; Rome,
Londres, Paris, passent leur temps à demander ce
qu’il y a de nouveau.

D.
LE DANTE.

V o u S voulez connaître le Dante. Les Italiens
l’appellent divin, mais c’est une divinité cachée; peu de
gens entendent ses oracles ; il a des commentateurs ,
c’est peut-être encore une raifon de plus pour n’être pas
compris. Sa réputation s’affermira toujours , parce
qu’on ne le lit guère. Il y a de lui une vingtaine de
traits qu’on sait par cœur : cela sussit pour s’épargner
la peine d’examiner le reste.

Ce
 
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