petit peuple ne put avoir des annales que lorsqu’il eut
un gouvernement stable ; qu’il n’eut ce gouvernement
que sous sesrois ; quesonjargon ne se formaqu’avec
le temps d’un mélange de phénicien et d'arabe. Il y
a des preuves incontestables que les Phéniciens culti-
vaient les lettres très - long - temps avant eux. Leur
profession fut le brigandage et le courtage; ils ne furent
écrivains que par hasard. On a perdu les livres des
Egyptiens et des Phéniciens ; les Chinois, les Brames,
les Guèbres, les Juifs ont conservé les leurs. Tous
ces monumens sont curieux ; mais ce ne sont que des
monumens de l’imagination humaine dans lesquels on
ne peut apprendre une seule vérité , soit physique,
soit historique. Il n’y a point aujourd’hui de petit
livre de physique , qui ne soit plus utile que tous les
livres de l’antiquité.
Le bon Calmet ou dom Calmet (car les bénédic-
tins veulent qu’on leur donne du dom) ce naïf
compilateur de tant de rêveries et d’imbécillités, cet
homme que sa simplicité a rendu si utile à quiconque
veutrire des sottises antiques, rapporte lidellement les
opinions de ceux qui ont voulu deviner la maladie
dont Job fut attaqué , comme si Job eût été un
personnage réel. Il ne balance point à dire que Job
avait la vérole, et il entasse palfage sur passage à son
ordinaire pour prouver ce qui n’estpas. Il n’avait pas
lu l’histoire de la vérole par Ajiruc: car Ajiruc. n’étant-
ni un père de l’Eglise ni un docteur de Salamanque ,
mais un médecin très-savant, le bon homme Calmet
ne savait pas seulement qu’il existât ; les moines
compilateurs sont de pauvres gens.
( Par un malade aux eaux d'Aix-la-Chapelle. )
un gouvernement stable ; qu’il n’eut ce gouvernement
que sous sesrois ; quesonjargon ne se formaqu’avec
le temps d’un mélange de phénicien et d'arabe. Il y
a des preuves incontestables que les Phéniciens culti-
vaient les lettres très - long - temps avant eux. Leur
profession fut le brigandage et le courtage; ils ne furent
écrivains que par hasard. On a perdu les livres des
Egyptiens et des Phéniciens ; les Chinois, les Brames,
les Guèbres, les Juifs ont conservé les leurs. Tous
ces monumens sont curieux ; mais ce ne sont que des
monumens de l’imagination humaine dans lesquels on
ne peut apprendre une seule vérité , soit physique,
soit historique. Il n’y a point aujourd’hui de petit
livre de physique , qui ne soit plus utile que tous les
livres de l’antiquité.
Le bon Calmet ou dom Calmet (car les bénédic-
tins veulent qu’on leur donne du dom) ce naïf
compilateur de tant de rêveries et d’imbécillités, cet
homme que sa simplicité a rendu si utile à quiconque
veutrire des sottises antiques, rapporte lidellement les
opinions de ceux qui ont voulu deviner la maladie
dont Job fut attaqué , comme si Job eût été un
personnage réel. Il ne balance point à dire que Job
avait la vérole, et il entasse palfage sur passage à son
ordinaire pour prouver ce qui n’estpas. Il n’avait pas
lu l’histoire de la vérole par Ajiruc: car Ajiruc. n’étant-
ni un père de l’Eglise ni un docteur de Salamanque ,
mais un médecin très-savant, le bon homme Calmet
ne savait pas seulement qu’il existât ; les moines
compilateurs sont de pauvres gens.
( Par un malade aux eaux d'Aix-la-Chapelle. )



