Sur le livre intitulé: De thomme ou des principes et
des lois, de l'influence de Pâme sur le corps, et
du corps fur l'ame ; en 3 volumes, par J. P.
Marat, docteur en médecine. A Amsterdam, chez
Marc - Michel Rey , 1775".
L’auteur est pénétré de la noble envie d’inslruire
tous les hommes de ce qu’ils sont, et de leur
apprendre tous les secrets que l’on cherche en vain
depuis si long-temps.
Qu’il nous permette d’abord de lui dire qu’en entrant
dans cette vaste et difficile carrière, un génie aussi
éclairé que le sien devrait avoir quelques ménage-
mens pour ceux qui l’ont parcourue. Il eût été sage
et utile de nous montrer des vérités neuves sans
dépriser celles qui nous ont été annoncées par
JVEIVI. de Buffon , Haller, le Cat et tant d’autres ; il
fallait commencer par rendre justice à tous ceux
qui ont essayé de nous faire connaître l’homme,
pour se concilier du moins la bienveillance de l’être
dont on parle ; et quand on n’a rien de nouveau
à dire , binon que le siége de l’ame est dans les
méninges, on ne doit pas prodiguer le mépris pour
les autres et l’estime pour soi-même à un point qui
révolte tous les lecteurs, à qui cependant l’on veut
plaire.
Si M. J. P. Marat traite mal ses contemporains,
il faut avouer qu’il ne traite pas mieux les anciens
philosophes. Les auteurs les plus dlsiingués, dit-il dans
des lois, de l'influence de Pâme sur le corps, et
du corps fur l'ame ; en 3 volumes, par J. P.
Marat, docteur en médecine. A Amsterdam, chez
Marc - Michel Rey , 1775".
L’auteur est pénétré de la noble envie d’inslruire
tous les hommes de ce qu’ils sont, et de leur
apprendre tous les secrets que l’on cherche en vain
depuis si long-temps.
Qu’il nous permette d’abord de lui dire qu’en entrant
dans cette vaste et difficile carrière, un génie aussi
éclairé que le sien devrait avoir quelques ménage-
mens pour ceux qui l’ont parcourue. Il eût été sage
et utile de nous montrer des vérités neuves sans
dépriser celles qui nous ont été annoncées par
JVEIVI. de Buffon , Haller, le Cat et tant d’autres ; il
fallait commencer par rendre justice à tous ceux
qui ont essayé de nous faire connaître l’homme,
pour se concilier du moins la bienveillance de l’être
dont on parle ; et quand on n’a rien de nouveau
à dire , binon que le siége de l’ame est dans les
méninges, on ne doit pas prodiguer le mépris pour
les autres et l’estime pour soi-même à un point qui
révolte tous les lecteurs, à qui cependant l’on veut
plaire.
Si M. J. P. Marat traite mal ses contemporains,
il faut avouer qu’il ne traite pas mieux les anciens
philosophes. Les auteurs les plus dlsiingués, dit-il dans



