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Voltaire; Friedrich; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Cinquante-Quatrieme = Lettres Du Roi De Prusse Et De M. De Voltaire, Tome III): Lettres Du Roi De Prusse Et De M. De Voltaire — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen, Avec des caractères de G. Haas, 1788 [VD18 90794834]

DOI Page / Citation link:
https://doi.org/10.11588/diglit.49800#0035
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ET DE M. DE VOLTAIRE.

LETTRE

DE M. DE V O L T A I R E.

A Ferney , zi auguste.
SIR E ,
"V O T R E Majesté va rire de ma requête : elle dira --
que je radote. Je lui demande une place de conseillei
d’Etat. ( Ce n’est pas pour moi. comme vous le croyez
bien , et je ne donne point de conseil aux rois,
excepté peut-être à l’empereur delà Chine.) Je m’ima-
gine d’ailleurs que M. de Lentulus appuiera ma
requête. C’est pour un banneret ou banderet de votre,
principauté de Neuchâtel, nommé OJicrvaid, qui est
persécuté par les prêtres. Il a servi long-temps votre
Majesté , et je crois qu’il est excommunié.
Voilà deux puissantes rations , à mon gré , pour Je
saire conseiller d’Etat. Cet homme est d’un esprit très-
doux , très-conciliant et très-sage , et en même temps
d’une philosophie intrépide , capable de rendre ler-
vice à la raison et à vous, et également attachée l’un
et à l’autre. Il est de votre siècle ; et les Neuchâtelois
sont encore du treizième ou du quatorzième. Ce n’est
pas assez que la prêtraille de ce pays-là ait condamné
Petitpieirè pour n’avoir pas cru l’enfer éternel ; ils
ont condamné le banderet Oftervald pour n’avoir
point cru d’enfer du tout. Ces marauts-là ne saveut
pas que c’était l’opinion de Cicéron et de Ccfar. Vous
 
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