ET DE M. DE VOLTAIRE.
3*7
LETTRE XL
DE MADAME LA MARGRAVE DE BAREITH.
Le 20 avril.
TLa pénitence que vous vous impofez a achevé - ‘
de fléchir mon courroux. Je n’avais pu encore oublier VS2
votre indifférence. Il ne fallait pas moins qu'un pè-
lerinage à Notre-Dame de Rareith pour effacer votre
péché. Frère Voltaire sera pardonne à ce prix, Ilsera
le bien venu ici, et y trouvera des amis empressés
à l’obliger et à lui témoigner leur estime. Je doute
encore de l’accomplissement de vos promesses. Le
climat d’Allemagne a-t-il pu en si peu de temps
réformer la légéreté française ? Le voyage de France
et d’Italie , réduits en châteaux en Espagne , me
font craindre le même sort pour celui-ci. Soyez
donc archi-germain dans vos résolutions, et procu-
rez-moi bientôt le plaisir de vous revoir.
Quoiqu’absent vous avez eu la faculté de nsar-
racher des larmes. J’ai vu hier représenter votre
faux prophète. Les acteurs se sont surpassés, et vous
avez eu la gloire d émouvoir nos cœurs franconiens.,
qui d’ailleurs ressemblent assez aux rochers qu’ils
habitent.
Le marquis d’Adhémar a fait écrire , il y a quatre
semaines , à M. de Folard. J’ai oublié de .vous le
mander dans ma dernière lettre. Vous jugez bien
que ses offres ont été reçues avec plaisir. Monperni
lui a écrit en conséquence. J’espère qu’il sera content
X 4
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LETTRE XL
DE MADAME LA MARGRAVE DE BAREITH.
Le 20 avril.
TLa pénitence que vous vous impofez a achevé - ‘
de fléchir mon courroux. Je n’avais pu encore oublier VS2
votre indifférence. Il ne fallait pas moins qu'un pè-
lerinage à Notre-Dame de Rareith pour effacer votre
péché. Frère Voltaire sera pardonne à ce prix, Ilsera
le bien venu ici, et y trouvera des amis empressés
à l’obliger et à lui témoigner leur estime. Je doute
encore de l’accomplissement de vos promesses. Le
climat d’Allemagne a-t-il pu en si peu de temps
réformer la légéreté française ? Le voyage de France
et d’Italie , réduits en châteaux en Espagne , me
font craindre le même sort pour celui-ci. Soyez
donc archi-germain dans vos résolutions, et procu-
rez-moi bientôt le plaisir de vous revoir.
Quoiqu’absent vous avez eu la faculté de nsar-
racher des larmes. J’ai vu hier représenter votre
faux prophète. Les acteurs se sont surpassés, et vous
avez eu la gloire d émouvoir nos cœurs franconiens.,
qui d’ailleurs ressemblent assez aux rochers qu’ils
habitent.
Le marquis d’Adhémar a fait écrire , il y a quatre
semaines , à M. de Folard. J’ai oublié de .vous le
mander dans ma dernière lettre. Vous jugez bien
que ses offres ont été reçues avec plaisir. Monperni
lui a écrit en conséquence. J’espère qu’il sera content
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