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Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Soixante-Sixieme = Recueil Des Lettres, Tome XI): 1769-1771 — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1789 [VD18 90793498]

DOI Page / Citation link:
https://doi.org/10.11588/diglit.49812#0109
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DE M. DE VOLTAIRE. ICI
perdu , en ma vie , cinq ou six fois plus que je n’ai ■==»-——
eu de patrimoine; aussi ma vie est-elle un peu smgu-
lière. Dieu a tout fait pour le mieux.
Portez-vous bien tous deux, mésanges, c’est-là
le point capital. P.

LETTRE LL
A AI. LE CARDINAL DE BERNIS.
Du 8 de mai.
Pu I s Q.U E vous êtes encore , Monseigneur, dans
votre caisse de planches , en attendant le Saint-Esprit,
il est bien juste de tâcher d’amuser votre éminence.
Vous avez lu , sans doute, actuellement les Quatre,
Jaisons de M. de Saint-Lambert. Cet ouvrage est d’au-
tant plus précieux qu’on le compare à un poème
qui a le même titre , et qui est rempli d’images
riantes, tracées du pinceau le plus léger et le plus
facile. Je les ai lus tous deux avec un plaisir égal.
Ce sont deux jolis pendans pour le cabinet d’un
agriculteur tel que j’ai l’honneur de l’être. Je ne
sais de qui sont ces Quatre faisons, à côté desquelles
nous osons placer le poème de M. de Saint-Lambert.
Le titre porte par M. le c. de B... ,• c’est apparemment
I\I. le cardinal de Eembo. On dit que ce cardinal
était l’homme du monde le plus aimable, qu’il
aima la littérature toute sa vie , qu’elle augmenta
ses plaisirs ainsi que sa considération , et qu’elle
adoucit ses chagrins , s'il en eut. On prétend qu’il
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