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Voltaire; Thurneysen, Johann Jakob [Oth.]; Haas, Wilhelm [Oth.]
Oeuvres Complètes De Voltaire (Tome Soixante-Sixieme = Recueil Des Lettres, Tome XI): 1769-1771 — A Basle: De l'Imprimerie de Jean-Jaques Tourneisen. Avec des caractères de G. Haas, 1789 [VD18 90793498]

DOI Page / Citation link:
https://doi.org/10.11588/diglit.49812#0481
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de m. de voltaire.

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Pour moi, je vous avoue que je bats des mains quand —
je vois que la justice n’est plus vénale , que des 1"*'
citoyens ne son" plus traînés des cachot^ d’Angou-
lême aux cachots de la conciergerie , que les frais
de justice ne sont plus à la charge des seigneurs.
Je le dis hautement, ce réglement me paraît le plus
beau qui ait été fait depuis la fondation de la monar-
chie ; et je pense qu’il faut être ennemi de l’Etat
et de soi-même pour ne pas sentir ce bienfait.
Vous avez un neveu qui est charmant : voici,
un petit mot pour lui que je glisse dans ma lettre»
sans cérémonie, pour ne pas multiplier les ports de
lettres.
LETTRE C C L X X L
A M. LE PRINCE DE BEAU VA U.
A Ferney , ; d’avril.
J”e me mets aux pieds de mon très-respectable con-
srère qui veut bien m’appeler de ce nom. Comme
un chêne est le confrère d’un roseau, le roseau , en
levant sa petite tête , dit très-humblement au chêne :
Ceux de Dodone n’ont jamais mieux parlé. Il est
vrai, illustre chêne, que vous n’avez point prédit
l’avenir; mais vous avez raconté le passé avec une
npblesse , une décence , une finesse, un art admi-
rable.
En parlant de ce que le roi a fait de grand et
d’utile , vous avez trouvé le secret de faire l’éloge
d’un ministre votre ami, dont les soins ont rendu
 
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