Universitätsbibliothek HeidelbergUniversitätsbibliothek Heidelberg
Overview
Facsimile
0.5
1 cm
facsimile
Scroll
OCR fulltext
-indulgente ; que votre vertu ne sera jamais altérée par
772. les réductions de l’enthousiasme. Telle était madame
votre mère que je regrette toujours.
Tous les hommes sont également faibles, également
petits devant DIEU , mais également chers à celui qui
les a formés. Il ne nous appartient pas de vouloir soa-
mettre les autres à nos opinions. Je respecte la vôtre,
je fais mille vœux pour votre félicité, et j’ai l’honneur
d’être avec le plus smcère respect, Madame, votre, &c.
LETTRE L I.
A MADAME DE SAIN T- J U LIE N.
; 1 de juillet.
Je vous avais dit, Madame , que je n’aurais jamais
l’honneur de vous écrire pour vous faire de vains
complimens, et que je ne m’adresserais à vous que pour
exercer votre humeur bienfesante; je vous tiens parole;
il s’agit de favoriser les blondes. Je ne sais si vous
n’aimeriez pas mieux protéger des blondins ; mais il
n’est question ici ni de belles dames, ni de beaux
garçons : et je ne vous demande votre protection
qu’auprès de la marchande qui soutient seule l’hon-
neur de la France, ayant succédé à madame du Chap (*).
Vous avez vu cette belle blonde, façon de dentelle
de Bruxelles, qui a été faite dans notre village. L’ou-
vrière qui a fait ce chef-d’œuvre est prête d’en faire
autant, et en aussi grand nombre qu’on voudra, et à
très-bon marché pour l’ancienne boutique du Chap s

1

(*) Fameuse marchande de modes
 
Annotationen