DE M. DE VOLTAIRE. 23 s
Dieu veuille que l’homme à qui vous avez prêté la —-
Crète n’ait point donné la chose à examiner à des gens *77 L
qui auront été effrayés de tout ce qui 1 accompagne '
Les notes , et certains petits traités subséquens,
pourraient bien éveiller les Cerbères.
LETTRE C X X XL
A MADAME
LA MARQUISE DU D E F F A N T.
; o de juillet.
"Vous avez sans doute , Madame, trouvé fort mau-
vais que je ne vous aye point écrit, et que je ne
vous aye point remercié de m’avoir fait connaître
M. Dclisle qui, par son esprit et son attachement pour
vous, méritait bien que je me hâtasse de vous faire
son éloge. Ce n’est pas que la soule des princes et des
princesses de Savoie et de Lorraine, ou de Lorraine
et de Savoie, qui étonnent la Suisse par leur affluence,
m’ait pris mon temps ; ce n’est pas que Genève, encore
plus étonnée que le reste de la Suisse, m’ait vu à ses
bals et à ses fêtes : vous sentez bien que tout ce fracas
n’est pas fait pour moi ; mais je n’ai pas eu un instant
dont je pusse disposer, et je veux vous dire de quoi
il est question.
Les parens de M. de Lalli, qui se trouvent dans
une situation très-équivoque et très-désagréable , fe
sont imaginés que je pourrais rendre quelques services
P 4
Dieu veuille que l’homme à qui vous avez prêté la —-
Crète n’ait point donné la chose à examiner à des gens *77 L
qui auront été effrayés de tout ce qui 1 accompagne '
Les notes , et certains petits traités subséquens,
pourraient bien éveiller les Cerbères.
LETTRE C X X XL
A MADAME
LA MARQUISE DU D E F F A N T.
; o de juillet.
"Vous avez sans doute , Madame, trouvé fort mau-
vais que je ne vous aye point écrit, et que je ne
vous aye point remercié de m’avoir fait connaître
M. Dclisle qui, par son esprit et son attachement pour
vous, méritait bien que je me hâtasse de vous faire
son éloge. Ce n’est pas que la soule des princes et des
princesses de Savoie et de Lorraine, ou de Lorraine
et de Savoie, qui étonnent la Suisse par leur affluence,
m’ait pris mon temps ; ce n’est pas que Genève, encore
plus étonnée que le reste de la Suisse, m’ait vu à ses
bals et à ses fêtes : vous sentez bien que tout ce fracas
n’est pas fait pour moi ; mais je n’ai pas eu un instant
dont je pusse disposer, et je veux vous dire de quoi
il est question.
Les parens de M. de Lalli, qui se trouvent dans
une situation très-équivoque et très-désagréable , fe
sont imaginés que je pourrais rendre quelques services
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