World Fair [Hrsg.]
Revue de l'Exposition Universelle de 1889 — 2.1889

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La table de lecture à l'Exposition centennale.

EXPOSITION CENTENNALE DE L'ART FRANÇAIS

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On n'attend pas de moi que j'entre ici dans le détail des écoles et des manières
successives. Le cadre de cette Revue ne se prête pas aux longues analyses et je m'en tiens
à un aperçu d'ensemble des idées qui marchent et de la production qui suit. Nous avons
vu l'art classique, tout puissant au commencement du siècle, s'effondrer sous les coups
de l'art romantique, et celui-ci, dépourvu de principes, — c'est-à-dire d'équilibre et
d'unité, — se perdre, à son tour, dans l'anarchie. De cette anarchie sortit le réalisme,
mais non tout de suite et bien formulé du premier coup. L'étude précise de la transi-
tion nous mènerait fort loin: qu'il nous suffise d'indiquer que, sous l'empire de préoccu-
pations sociales, humanitaires et philosophiques, entre 1835 et 1850, la peinture renonce
peu à peu à son caractère historico-romanesquepour se plier à des conceptions d'huma-
nitarisme démocratique. M. Chenavard, par exemple, est le type du peintre philosophe
de cette période extraordinairement embrumée. Deux de ses cartons sur l'Histoire de
l'Humanité, les Chrétiens aux Catacombes et le Temps d'Attila, exécutés en vue de la déco-
ration du Panthéon, en 1848, et conservés au Musée de Lyon, figurent parmi les dessins
à l'Exposition centennale. On n envisage pas sans stupeur ces compositions pleines de
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