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L' Exposition de Paris (1900) (Band 1) — Paris, 1900

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https://doi.org/10.11588/diglit.1358#0007
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863&Œ&

ENCYCLOPEDIE DU SIÈCLE

efforcerons d'y créer une série de salons ou
seront groupés les chefs-d'œuvre de la pein-
ture^ delà gravure, cte la sculpture, de l'ar-
chitecture, de l'ameublement, de la céra-
mique, de la, verrerie, de l'orfèvrerie, etc., aux
diverses époques caractéristiques du siècle.

Exceptionnellement, pour l'art militaire par
exemple, l'exposition rétrospective pourra
remonter à une date plus éloignée que le
commencement du siècle.

Des expositions spéciales (exposition histo-
rique de l'art ancien, exposition anthropolo-
gique et ethnographique etc.), des concours
(concours de machines agricoles, concours
d'animaux vivants, etc.), des auditions musi-
cales et des congrès seront organisés en 1900.
Nous n'avons point à les mentionner dans la
classification générale.

La même observation s'applique à quelques
autres manifestations, par lesquelles nous vou-
lons augmenter l'éclat de la future Exposition,
mais qui exigent encore des études approfon-
dies et dont le programme n'est point arrêté.
Telles sont les grandes lignes de la classifica-
tion proposée pour 1900.

Alfred Picard.

"Né à Strasbourg, le21 décembre 1844, M. Alfred Picard
entra à l'École polytechnique en 1862; en 1864, il pas-
sait par l'École des ponts et chaussées. Après deux
missions en Orient et au canal de Suez, il était chargé,
comme ingénieur, du canal de la Sarre et de celui des
salines de Dieuze, avec résidence à Melz, où il se trou-
vait lors de la guerre de 1870. M. Alfred Picard prit
part aux travaux^ la défense et put s'échapper lors de
la reddition pour se rendre à l'armée de la Loire.

En 1872, d'importants travaux de génie militaire à
Verdun, valurent à M. A. Picard la croix de chevalier
de la Légion d'honneur. De 1872 à 1879, il exerça le
contrôle de l'exploitation des chemins de fer de l'Est,
et exécuta les études du canal de Dombasle à Saint-
Dié. L'alimentation en eau des troupes cantonnées
dans les forts sur la frontière, offrait des difficultés par-
ticulières. M. Picard fut appelé à prêter son concours à
l'administration militaire : ce qui lui fournit l'occasion
de construire divers ouvrages remarquables, tels que
le réservoir de Pasoy, les machines élévatoires de
Valcourt, de Pierre-la-Treiche et de Vacoir; il exécuta
également un pont biais à 45° au Val des Kœurs, et
un souterrain, à tête biaises. On pourrait citer aussi
deux opérations hardies : la reprise en sous-œuvre
d'un pont sur la Meurthe, et le relèvement, d'un seul
bloc, d'une arche en maçonnerie. En 1880, M. A.
Picard, appelé à l'administration centrale, fut succes-
sivement directeur du cabinet et du personnel, puis
directeur des routes, de la navigation et des mines, di-
recteur général des ponts et chaussées, etc.

De 1881, date de son entrée au Conseil d'État, dont
M. A. Picard préside actuellement la section des travaux
publics, de l'agriculture et du commerce. M. Picard a été
nommé, en 1889, rapporteur de l'Exposition universelle
et sonrapport (10 volumes) est un véritable monument.

Premiers concours; premiers projets

Officier de la Légion d'honneur en 1881, commandeur
en 1885, MA. Picard est grand officier depuis 1889.

En outre du rapport cité plus haut, M. Picard a publié
les ouvrages suivants : U alimentation en eau du canat
de la Marne au Rhin et du canal de l'Est (1 volume de
texte et un atlas) ; Les chemins de fer français {§ volumes),
Traité des chemins de fer (4 volumes); Traité des eaux
(5 volumes); Monographie de l'Exposition de 1889
commencée par M. Alphand : 2 volumes et un atlas).
Il a de plus dirigé la publication des rapports du jury
de cette exposition.

EXPOSITION DE 1900

Premiers Concours — Projets Primés

« A l'heure même où l'Exposition de 1889 fermait
ses portes en pleine apothéose, exposants et visi-
teurs se donnaient instinctivement rendez-vous à
Paris pour 1900. Encore sous l'impression du spec-
tacle imposant dont ils venaient d'être les acteurs
ou les témoins, ils se demandaient déjà par quelles
merveilles, le génie de la France et de ses hôtes
pourrait, sinon faire oublier l'éclat des grandes
assises du centenaire, du moins inaugurer digne-
ment le xxe siècie et marquer ainsi la nouvelle
étape franchie dans la marche en avant de la civi-
lisation contemporaine. »

Les lignes citées ci-dessus forment le début du
premier acte officiel ayant trait à l'Exposition pro-

■ ■ ■ ——■ ———a^^w ^aa—■■ > ■ i ■ liBn un ■ <n ii ~J—iJ—«■■—»——^^

Premiers concours; premiers projets. —Projet de M. Girault (ireprime)

— Projet de M. Hénardfi™ prime).

jetée de 1900. Le rapport de M Jules Roche, mi-
nistre du commerce et de l'industrie, adressé au
président de la République, le regretté Sadi Carnot.
Ce rapport contient la phrase que l'on cite souvent
depuis : « l'Exposition de 1900 constituera la
synthèse, déterminerala philosophie du xixesiècle.»
C'est de cette phrase que nous nous sommes inspirés
en entreprenant cette publication : la synthèse du
xixe siècle, c'est-à-dire le résumé du travail humain
pendant cette période, nous l'établirons par le texte
et par l'image ; la philosophie, c'est-à-dire la ca-
ractéristique du progrès obtenu, se dégagera am-
plement et clairement du tableau mouvementé,
varié, encyclopédique que nous voulons faire passer
sous les yeux de nos lecteurs.

Le rapport de M. Jules Roche avait pour but de
soumettre à l'approbation du président de la Répu-
blique le décret instituant l'Exposition de 4900 ; il
fut signé le 13 juillet 1892, un peu moins de'trois
ans après la fermeture de l'Exposition de 1889,
Instruitpar l'expérience des solennités précédentes,
le gouvernement entendait que les travaux fussent
entrepris assez longtemps à l'avance, pour .éviter
les retards et les périodes de presse qui, jusqu'à ce
jour,ont signalé l'ouverture des diverses expositions
universelles.

Le décret, portant organisation des services de
l'Exposition de 1900, fut signé, le 9 septembre 1893,
par M. Carnot, sur le rapport de M. Terrier, mi-
nistre du commerce, de l'industrie et des colonies.

L'article 1er est ainsi conçu : « Les services de
l'Exposition universelle de 1900 sont placés sous
l'autorité du ministre du commerce, de l'industrie
et des colonies et dirigés par un commissaire
général. Les attributions réservées au ministre
comprennent les rapports avec les Chambres, l'ap-
probation des projets d'ensemble, les mesures
d'ordre général, la délégation des crédits au com-
missaire général, l'approbation des comptes, la
nomination des directeurs et chefs de service. Le
commissaire général est nommé par décret. Il a la
haute direction de tous les services et nomme les
agents autres que directeurs et chefs de service. »

L'article 2 instituait la commission consultative,
dite commission supérieure de l'Exposition.

M. Alfred Picard, nommé commissaire général
par décret du 18 novembre 1893, présentait, le
30 juillet 1894, son rapport sur le règlement géné-
ral, qu'approuvait un décret du 4 août 1894, revêtu
des signatures de MM. Casimir-Périer, président de
la République; G. Leygues, ministre de l'instruc-
tion publique et des beaux-arts; Lourties, ministre
du commerce, de l'industrie, des postes et télégra-
phes. A cçtte même date, M. Alfred Picard portait
à la connaissance de la commission supérieure de
l'Exposition, qui l'approuvait, son rapport sur la
classification générale.
 
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