Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 9
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Ineoïte» 9

tié et de votre estime ; et 'l le sent bierx
vivement, II vous feroit des plaintes bien
plus tendres et bien plus pathétiques que
moi , s’ il n’ étoit pas malade : mais vous
connoissez sa malheureuse santé ; elle a tou»
jours été bien languissante depuis votre dé-
part. On lui a mandé que vous étiez en-
rhûmé: ce seroit un vrai tems pour m’écri-
re . En vérité je pourois me plaindre de
vous bien sérieusement, On peut avoir des
négligences dans le commerce , mais il n’
est pas permis d’ en avoir dans les choses
essentielles j et assurément celle que je vous
aiconfiée, est de ce nombre. Renvoyez-la
moi au plutôt ; vous savez que je ne puis
la recevoir en des circonstances plus favo-
rables . Adieu , monsieur ; je vous aime
malgré tous vos torts ; et vous pouvez com-
pter que vous parcourerez bien des pays
avant que de trouver un coin du monde
où l’on vous aime et où l’on vous desire
plus qu’ à Cirey ,

Nous avons une consolation ; c’ est que
la lettre sera imprimée en Hollande, quel-
que chose qui ait pù l’empêcher à Paris.
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