Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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sages attestant le repentir d'Acace, et comment il lui avait fait reconnaître la foi
orthodoxe, et il leur raconta qu'il avait envoyé des évêques vers lui pour entendre
sa profession de foi suivant les canons de l'Église. Mais ils ne reçurent pas ses ex-
plications parce que l'orgueil s'était établi dans leur cœur. Ils s'éloignèrent du siège
de l'évangéliste et apôtre saint Marc, et, dans leur ignorance, ils dirent comme les
fils d'Israël : Point de part commune avec David, ni d'héritage avec le fils de Jessé.
Ht ils se séparèrent du patriarche Pierre et ne rentrèrent plus sous son obédience,
à tel point qu'ils furent nommés sans chef (acéphales). Or les lettres échangées
entre les deux patriarches susmentionnés sont au nombre de quinze. Lorsque
Pierre fut nommé patriarche d'Alexandrie, il éprouva de grandes persécutions de
la part cies hérétiques. Ceux-ci le chassèrent et donnèrent son siège à un homme

nommé Timothée......Après sa mort, Jean de Tabenne (Talaïa) fut établi à

leur tète. Ensuite le patriarche Pierre revint à son siège avec une grande gloire, et
le temps de son pontificat fut de huit années. Enfin, il s'endormit avec paix et
honneur le deux du mois d'Athor. 'Toutes ses lettres sont dans le monastère de
S' Macaire, ainsi que la missive adressée au bienheureux empereur Zénon, et la
réponse de celui-ci. On y trouve tous les joyaux du style, de la sainteté et de la
connaissance de la foi orthodoxe.»1

Telle est la notice consacrée par Sévère à l'archevêque Pierre Monge. On ne
peut douter, après l'avoir lue, que Sévère n'ait vu le manuscrit conservé main-
tenant au Vatican sous le n" 62 du fonds copte. Ce manuscrit a été en grand partie
écrit par un moine nommé Chaïl (Michel?) fils de Matoi : le copiste n'a malheureuse-
ment pas donné la date, comme l'ont fait plusieurs de ses confrères; mais le manu-
scrit écrit à Scété n'est pas postérieur au onzième siècle. Les lettres contenues dans
le manuscrit du Vatican sont au nombre de quatorze, et YHénotique de Zénon a été
regardé comme la quinzième. Il n'était pas difficile de les trouver à Rome, puisque
Zoëga en avait donné les titres et l'analyse dans son catalogue dès l'année 1810.2

Après la lecture de cette notice une chose est évidente, c'est que Sévère ne l'a
écrite que sur notre manuscrit. Or l'autorité de Sévère ne peut être que celle du
manuscrit lui-même : par conséquent tous les chroniqueurs coptes, y compris Sé-

1. Rente des Questions historiques, loc. cit., p. 83—84, note. — J'ai donné la traduction citée par
M. Revu.t.out.

2. Zoëga, Cat. cod. copt., p. 97.
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