Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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E. AMÉLINEAU.

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selon la coutume afin d'entrer pour recevoir la bénédiction, et aussitôt le Seigneur
se retira. Et moi je pleurai, car j'étais complètement indigne de voir le Seigneur
en sa chair. Mais mon père me dit : «11 consolera ton cœur, mon fils Visa, en te
faisant entendre sa douce voix.» Et malgré mon indignité je l'entendis une fois
parler avec mon père et j'ai rendu grâces (à Dieu) tous les jours de ma vie.

Il arriva en un temps qu'il y eût une grande famine, et les habitants du nome
de Schmin avec ceux du nome de Psoi se réunirent vers mon père afin qu'il les
nourrît, et mon père leur donna du pain tant que les pains durèrent.4 Et le frère
qui était préposé à la paneterie vint à mon père apa Schnoudi, il lui dit : «Mon
père, la bénédiction a été sur les pains,5 que feras-tu aux multitudes assemblées
près de nous et aux frères?» — Mon père répondit en (nous) disant, à moi et à
celui qui les distribuait : «Allez, prenez le reste des pains avec les petits mor-
ceaux, rendez-les mous,6 donnez-les aux multitudes afin qu'on les mange.» Et

1. Cod. epa.ua. ;)ç<op m. — 2. On a ajouté ces deux mots. — 3. On a gratté une ligne : /////thitott
iijuhuj; c'est à peine si on peut lire ces mots. — 4. Ce pluriel s'explique par l'habitude conservée
encore par les Coptes de faire cuire à la fois une multitude de petits pains, qu'on réchauffe ensuite
sous la cendre pour les amollir avant de les manger. — 5. C'est-à-dire : elle a cessé parce qu'il n'y a
plus de pains : c'est le latin fuit. Fuerunt dit Cicéron en annonçant au peuple la mort des conjurés.
— 6. Comme l'on ne faisait du pain que très rarement, il devenait très dur et on devait le faire trem-
per dans l'eau pour le manger.
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