Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 1): Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction — Paris, 1888

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MONUMENTS, ETC.

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ô mon père Bschai le dévot, le brave, tenez mes mains pour que je me lève et
me prosterne devant mon Seigneur Jésus le Messie que j'aime de toute mon
âme et qui est venu avec ses anges. O Sévérianus, te voilà venu pour m'appeler.»'
Aussitôt se répandit une odeur exquise, et mon père rendit son âme entre les
mains de Dieu et de ses anges, le septième jour du mois d'Abib, à la sixième
heure. Je me jetai sur lui, ainsi que tous les frères, pleurant, élevant nos voix
et disant : «Ce jour nous a enlevé le chef de notre monastère, une grande co-
lonne est tombée de cet édifice! ce jour nous a privés d une brillante lumière,
nous avons perdu le flambeau resplendissant qui éclairait cette sainte demeure!»2
Tout à coup nous entendîmes de belles voix et des chants émouvants au-dessus
du corps pur, des cantiques et des prières spirituelles, disant : «Salut à toi, ô
saint anba Schnoudi, pour ta rencontre avec le maître des deux; nous nous
réjouirons avec toi aujourd'hui, car, pendant toute ta vie, tu n'as pas laissé Satan
trouver d'endroit (pour lui) dans ton monastère. Salut à toi, ô ami de Dieu!
voici que les portes des cieux te sont ouvertes, afin que tu les passes, comme il

1. Ce Sévérianus doit être Sévère d'Antioche ou de Gabala. Il ne serait pas étonnant que cette
phrase eût été ajoutée par un copiste voulant faire parade de sa science, puisque ce Sévère vécut après
Schnoudi. — 2. Mot-à-mot : une lumière brillante qui gardait ses endroits saints.

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