Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

Seite: 505
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INTRODUCTION

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que Jean de Lycopolis fut avant sa mort élevé à l'épiscopat de la ville
d'Eschmounein ou Hermopolis Magna, elle peut être vraie ; mais dans ce cas,,
c'est le seul renseignement que nous ayons sur ce fait qui dérangerait toute
l'économie de la vie de l'anachorète ; mais je soupçonne que le manuscrit qui
contient ce sermon est fautif et qu'au lieu de Jean de Lycopolis il faudrait peut-
être lire Jean le Kolobos, qui fut en effet envoyé par Théophile à la recherche
des corps des trois saints jeunes gens auxquels l'église de Trispetis, comme elle
est nommée, était consacrée. Mais, comme Jean le Nain mourut à Qolzoum et
ne fut point évêque d'Eschmounein1, il reste toujours l'affirmation que Jean
de Lycopolis mourut évêque de la grande ville d''Hermopolis Magna.

IX. — VIE DE MANASSÉ

Les fragments qui composent ce paragraphe sont tirés de la Bibliothèque
Nationale et du Musée de Naples. Us appartiennent à des manuscrits dif-
férents, sauf les feuillets dont la pagination se suit. Le nom de Manassé était
connu par ce qu'en a rapporté Zoéga2 d'après les manuscrits de Naples,
et, sauf quelques légers détails, nous en sommes absolument réduits aux
mômes événements, excepté l'exil du moine et la construction de son couvent
dans le nome de Hou, ou Diospolis, de la Haute-Egypte. L'auteur de cette
Vie est Éphraïm, le cousin de Manassé, qui prétend avoir assisté à tout ce
qu'il raconte. Le fait peut être vrai pour les événements possibles, mais il
peut aussi n'être qu'une simple habileté de la part de l'écrivain qui a
écrit l'œuvre dont il s'agit. Le document est malheureusement trop fruste
pour pouvoir se prononcer avec certitude. Ce Manassé, qui était, semble-
t-il, d'origine étrangère à l'Egypte, n'est pas mentionné dans le Synaxare,
quoique la partie de l'Egypte où il avait fondé son monastère ait fourni pas
mal de saints à cette compilation par abrégé. Je ne puis donc m'étendre
davantage sur un sujet que j'ignore, ayant dit d'ailleurs tout ce que
pouvait suggérer l'étude intrinsèque du texte.

1. Cf. E. Amélineau, Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne, tome III.—■ Histoire
des monastères de Scété et de Nitrie, etc., dans les Annales du Musée Guimet, tome XXV, p. 382-390
et 414-425.

2. Zoéga, Cat. Cod. Copt., p. 373-375, n° CLXXX.
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