Amélineau, Emile  
Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte chrétienne aux IVe et Ve siècles: textes et traduction (Band 2): Aux IVe, Ve, VIe et VIIe siècles: textes et traduction — Paris, 1895

Seite: 797
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APPENDICE

707

Le second fragment n'offre aucun de ces détails qui permettent de trouver
l'origine d'un fragment quelconque. Il y est fait allusion à Théophile « l'é-
vêque », sans doute Théophile d'Alexandrie, le prédécesseur de saint Cyrille,
et cela est d'autant plus vraisemblable que mention est faite aussitôt après de
saint Jean Chrysostôme, à la déposition duquel Théophile d'Alexandrie prit
une part importante, comme chacun sait.

Le troisième fragment contient le récit d'une tentation que Satan faisait
éprouver à un moine, non pas d une tentation particulière, mais d'une tenta-
tion en général, comme la tentation de Pakhôme, la tentation d'Antoine.
C'était là un lieu commun facile à développer et toujours intéressant pour le
lecteur. Celle-ci n'a rien de remarquable, sauf l'affirmation du grand Satan
en personne que les moines seuls étaient eux-mêmes les causes des souffrances
qu'ils enduraient et qu'ils lui attribuaient. Ce Satan-là n'avait pas si grand
tort.

Le quatrième fragment, fort mutilé et qui ne consiste qu'en quelques lignes,
nous raconte la douleur de cénobites à la mort de leur père. Un épisode qui
vient se greffer sur ce récit parle d'une femme qui vient au couvent en disant:
« Je suis sa mère, » sans que je puisse voir la manière dont il se rattachait au
récit.

Le cinquième fragment contient sans doute le nom du moine dont on racon-
tait la vie : il se nommait Apollô ; mais c'est tout ce qu'on en peut tirer. Tout
le reste n'est qu'une série de lieux communs pour une vie de moine.

Les sixième, septième, huitième, neuvième, dixième, onzième, douzième et
treizième fragments ne contiennent rien de remarquable et ne consistent guère
qu'en quelques lignes que l'on puisse traduire ; le manuscrit auquel apparte-
nait chacun de ces fragments a été si malheureusement déchiré qu'il n'est resté
que quelques lignes et souvent que quelques lettres dans une ligne. Le lecteur
observera cependant la mention d'un magistrien envoyé par le roi pour cher-
cher quelqu'un qui n'est pas nommé dans le dixième fragment, et dans le
douzième, le curieux trait de mœurs qui est raconté.

Le quatorzième fragment n'est peut-être pas tiré d'une vie de moine ou de
cénobite ; il contient une lettre écrite par un personnage qui était éloigné de
ceux auxquels il écrivait et qui semble avoir été sous la surveillance de la police
impériale, tellement il prend soin d'interdire toute correspondance superflue.
La lettre est adressée à un couvent qui n'est pas nommé. Il y est question de
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