Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

Seite: 33
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba1802a/0055
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
(33)

Planche treizième.-La Christ, mort, sur les genoux

de la Vierge ; près de lui la Madelaine, 6". François-,
S. Jean , deux Anges , etc. ; par Rubens.

Cette peinture, dont le sujet est trop connu pour
avoir besoin d'explication, est remarquable par un genre
d'anacronisme commun à la plupart des tableaux de dé-
votion : nous avons eu souvent l'occasion d'en faire la
remarque ; il serait inutile de revenir sur cet objet.
Quelque pieux fondateur a commandé le sujet, et Rubens
a fait preuve de complaisance.

Quant à son exécution, le tableau a tout le mérite qui
distingué les ouvrages de l'artiste célèbre qui l'a produit*
Force et vérité d'expression , couleur brillante , effet
large et piquant, touche admirable, telles sont ses prin-
pales qualités) et l'on peut dire que Rubens les a possédées
au plus haut degré. Plusieurs de ses élèves ont tâché
d'imiter sa manière, mais ils n'en ont saisi que l'appa-
rence , et ceux qui en ont le plus approché , ne nous ont
transmis que ce qu'elle offre de moins agréable.

On raconte comme une singularité de Rubens, qu'il
rendait rarement visite à ses meilleurs amis ; mais il
recevait très-bien tous ceux qui venaient chez; lui, et il
s'excusait sur les ouvrages et la quantité d'affaires qui
l'accablaient : cependant il ne se dispensait point d'allef
voiries tableaux des peintres qui lui demandaient ses
conseils ; et loin de se permettre de jamais blâmer le»
3. , 7
loading ...