Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 3.1802 [Cigognara Nr. 3401-3]

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Planche quarante- troisième. — Allégorie ; modèle en.
plâtre, ds grandeur naturelle ; par Chinard, de Lyon ,
statuaire , membre associé de l'Institut national.

L'Amour se sauve avec ses seules armes,, après le
naufrage. Son arc et son carquois se transforment en.
un esquif léger dont ses E délies colombes ornent la
proue; ses traits sont changés en rames, son bandeau
lui sert de voile, son flambeau lui tient lieu de triât
et de fanal; le petit navigateur vogwe avec assurance
vers le rivage.

Cette agréable composition, qui fut remarquée avec
plaisir dans une des dernières expositions au salon,
rappelle ces idées ingénieuses dont les anciens nous ont
fourni plus d'un modèle.

La tête offre un portrait , celui de l'enfant de
M. A., un des chefs de bureau du ministère de l'in-
térieur. On avait tracé sur la plinthe les quatre v_e*s
suivants :

Egaré sur des flots que mille écuçils blanchissent,
J'implore de Neptune un regard attentif";
Et j des traits de l'Amour me formant un esquif,
Je clierclie à me sauver par où d'autres périssent.

Nulle autre divinité n'a autant exercé les peintres et
les poètes ; cependant ils ne sont pas d'accord entre
eux sur l'origine de Cupidon. Quoiqu'ils le connaissent
pour fils de Vénus, les uns lui donnent Mars pour
père, les autres Vulcain, les autres Mercure. Cicéroti;
reconnaît trois Cupidons, dont le premier est né de
Mercure et de Diane première : Il admet plusieurs
déesses de ce nom.

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