Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 34
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Flanche dut - huitième. — L’Hymenée ; Statue, par
M. Cardelli.

Oa peut saire sous cette dénomination une bonne,
statue, mais il faut convenir que le sujet offre peu
d’intérêt, et pouvait être mieux choisi. Une figure
de l’Amour, de Vénus , de Minerve, ou de l’une des
divinités sur lesquelles les poètes nous ont transmis di-
verses traditions, présenterait d’abord des idées su-
blimes ou gracieuses, rappellerait des saits héroïques
ou des aventures piquantes• elle aurait un caractère
propre, des attributs qui la seraient reconnaître. Une
statue de l’Hjménée unissant deux époux se distin-
gue encore au premier aspect; la même statue isolée
nous laissera dans l’incertitude.

Les anciens représentaient l’Hjménée soüs les traits
d’un jeune homüie couronnée de fleurs , tenant d’une
main un slambeau, et de l’autre un voile, celui de
l’épousée. M. Cardelli a substitué à ce dernier sym-
bole une patère, instrument qui sert aux sacrifices.

Cette figure, moulée en plâtre et réparée avec beau-
coup de soin , est de grandeur naturelle. On y trouve
un certain grandiose de formes , une pureté de travail
qui plaît aux gens du monde ; mais la retouche a
sans doute amolli, refroidi l’ensemble , en altérant les
détails. La tête est ce qu’il y a de moins heureux,
le sommet du crâne et les tempes sont trop serrés,
et le bas du visage parait un peu lourd. Les traits en
général manquent d’expression et de finesse.
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