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Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris> [Editor]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

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https://doi.org/10.11588/diglit.26620#0014
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Planche première et deuxième. —■ Andromaque et Pyrrhus ;
Tableau de M. Guérin.
Aucune exposition n’avait peut-être été aussi briî-
jante ni aussi nombreuse que celle de 1808, où Ton
comptait environ huit cents objets en tous genres :
l’exposition présente en offre au moins treize cents,
sans que la liste des artistes paraisse plus considé-
rable, ni que le jury chargé de l’examen des ou-
vrages, ait usé cette fois de plus d’indulgence que
de coutume. Quelle est donc la cause de celte sur-
abondance de productions modernes, pour lesquelles il
a fallu cette année sormer trois nouvelles salles d’ex-
position ? D’abord on pourrait l’attribuer à l’empres-
sement d’un grand nombre d’artistes pour cpii ce
n’est point assez d’offrir aux regards du public l’élite
de leurs ouvrages • qui croient lui devoir le tribut
de tout ce qu’ils ont produit dans l’intervalle d’un
Salon à l’autre, et ne veulent lui cacher aucun des
titres sur lesquels ils fondent leurs espérances.
Ne pourrait on pas dire encore qu’autant le nombre
des ouvrages inéd'ocres, ou même au-dessous du mé-
diocre, l’emporte toujours sur celui des ouvrages
dignes d’éloges , autant le nombre des simples por-
traits excède celui des sujets d’invention ? Et dans
cette multitude de portraits, combien n’en pourrait-
on pas citer qui, loin de relever la gloire de l’école
actuelle, ou d’ajouter à l’ornement du Salon, sem-
blent , au contraire , eu déparer l’ensemble , et ne
piquent la curiosité du public, ni par le caractère
Salon.

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